Israël ose tout, un banditisme d'Etat qui n'a aucune limite et qui est assumé publiquement par le Premier ministre Benjamin Netanyahu. L'Etat hébreu ose encore plus depuis que son « meilleur ami« , Donald Trump, est revenu à la Maison-Blanche. Le pays qui affiche le plus de condamnations et résolutions de toute l'histoire de l'ONU a perdu le peu d'amis qu'il avait en Europe, en Afrique et ailleurs dans le monde. Avec ce qu'il fait à Gaza et en Cisjordanie depuis octobre 2023 Netanyahu a considérablement grossi le rang de ses ennemis. Il n'a pas l'intention de freiner. «Nous vous surveillons en permanence et en toutes circonstances». Ces mots sont adressés aux adversaires d'Israël à l'occasion du lancement sur orbite d'un nouveau satellite espion, le 3 septembre 2025. «Le lancement hier du satellite Ofek 19 est une réussite au plus haut niveau mondial. Peu de pays possèdent ces capacités», s'enthousiasme sur son compte X celui par qui les malheurs des Gazaouis sont arrivés, Israël Katz, ministre de la Défense... Un «message à tous nos ennemis», clame-t-il. Voilà, encore plus de possibilités techniques et de capacités de nuisance pour le renseignement israélien. Le pays s'est embarqué sur plusieurs fronts, dans la bande de Gaza contre le Hamas mais également contre d'autres groupes armés alliés de l'Iran (au Yémen, au Liban et en Syrie surtout). Durant la guerre de 12 jours entre Tel-Aviv et Téhéran en juin dernier, plus de 12 000 images satellites ont été captées en Iran pour piloter les attaques de Tsahal, déclare Daniel Gold, parton du département recherche et développement du ministère de la Défense. Des sites militaires et nucléaires iraniens ont été frappés à plus de 1000 kilomètres de distance. Des scientifiques s'activant dans le programme nucléaire de Téhéran ainsi que des responsables de l'armée ont été assassinés. Cette opération «a souligné qu'il est essentiel de disposer de capacités d'observation avancées dans notre région pour assurer la supériorité aérienne et terrestre», a dit Boaz Levy, PDG de la société Israel Aerospace Industries, qui a mis la main dans ce funeste projet aux côtés du ministère de la Défense. Rappelons qu'en 2023 l'Etat hébreu avait déjà annoncé avoir mis sur orbite un satellite espion équipé de systèmes d'imagerie très sophistiqués. Tel-Aviv a intégré le cercle des puissances spatiales en 1988, avec la lancement de son premier satellite Ofek. Ce qu'on retient de ce battage médiatique c'est que Netanyahu et compagnie n'ont aucune intention de lever le pied en dépit des récriminations et condamnations internationales. Israël lèvera d'autant moins le pied qu'on sait maintenant que les annonces du président américain sur la destruction totale du programme nucléaire iranien ont été largement exagérées. Les Européens ont déclenché à l'ONU le mécanisme de réactivation des sanctions économiques, ultime outil pour contraindre l'Iran à coopérer pleinement avec l'AIEA. Téhéran a quelques semaines pour éviter un tour de vis qui fera très mal, et son alliance avec la Russie et la Chine n'y changera rien. Si les tractations avec l'Iran échouent cela nourrira les soupçons israéliens sur le projet de fabrication d'une arme atomique, et automatiquement ça légitimera aux yeux de Netanyahu d'autres guerres. Les Mollahs le savent et s'y préparent, avec un nouvel arsenal de missiles balistiques. Cette affaire est très loin d'être terminée.
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