Ce n'est pas la première fois que le président libanais, Joseph Aoun, l'ex-chef d'état-major de l'armée, recule devant la puissance de feu de l'armée israélienne (le Liban n'est pas le seul, la Syrie aussi). Mais cette fois les enjeux sont beaucoup plus importants : le désarmement du Hezbollah, une exigence forte du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et de son principal soutien, le président américain, Donald Trump… Beyrouth a officialisé ce vendredi 5 septembre un plan concocté par l'armée pour retirer aux combattants libanais toute possibilité de provoquer Tsahal. Le plan sera achevé d'ici fin 2025. Vous l'imaginez bien : ce sera plus facile à dire qu'à faire. D'ailleurs le mouvement chiite a refusé illico de rendre ses armes, en accusant le gouvernement de plier face aux pressions. Mais est-ce que le Hezbollah aura les moyens de conserver sa capacité de nuisance ? Nous verrons bien. En août dernier, après une série de bombardements israéliens, le Premier ministre Nawaf Salam avait mobilisé l'armée pour élaborer ce plan. Fortement courroucés, les ministres du Hezbollah et du mouvement Amal avaient immédiatement quitté la réunion gouvernementale. Toutefois dimanche dernier le président du Parlement et patron du mouvement Amal, Nabih Berri, avait appelé à un «dialogue calme et consensuel» pour sortir du blocage.
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