Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a enjoint le Qatar d'« expulser ou traduire en justice » les dirigeants du Hamas installés à Doha, en lançant l'avertissement suivant : « If you don't, we will » (« si vous ne le faites pas, nous le ferons »). Cette déclaration intervient au lendemain d'une frappe israélienne à Doha visant des cadres du mouvement, un épisode sans précédent qui a suscité une réprobation immédiate dans la région et au-delà. Doha dénonce des « propos téméraires » et une atteinte à sa souveraineté Le ministère qatari des Affaires étrangères a qualifié les déclarations de Netanyahu de « téméraires », rappelant que la présence d'un bureau politique du Hamas à Doha s'inscrivait dans un rôle de médiation reconnu par les partenaires internationaux. Le Premier ministre qatari a, de son côté, estimé que la frappe « a tué tout espoir » d'avancées sur le dossier des otages et a appelé à une réponse collective régionale. Vives réactions internationales après la frappe à Doha Plusieurs capitales et organisations ont dénoncé l'attaque en territoire qatari. La Russie a parlé d'une « violation grossière » de la Charte de l'ONU et de la souveraineté du Qatar. Des médias internationaux ont également fait état de critiques occidentales, alors que des analyses rappellent que l'accueil de représentants du Hamas par Doha avait été encouragé par Washington et Israël pour faciliter les négociations. Des sources médiatiques divergent sur le nombre de victimes, mais évoquent plusieurs responsables du Hamas visés et des morts côté qatari. Des responsables israéliens cités par la presse assurent que si certains dirigeants ont survécu, ils seront de nouveau pris pour cible. Une ligne dure assumée par Israël Malgré les critiques venues de partenaires occidentaux, la rhétorique de Benjamin Netanyahu reste inchangée : il maintient que les responsables du Hamas doivent être expulsés ou jugés, quitte à agir unilatéralement. « If you don't, we will », a-t-il martelé. Des signaux envoyés par des responsables israéliens après la frappe laissent peu de doute : la campagne se poursuivra contre les dirigeants du mouvement où qu'ils se trouvent. Ainsi, Israël ne recule pas : malgré les mises en garde américaines et occidentales contre l'attaque menée à Doha et ses risques d'escalade, Israël ne montre aucun signe de repli. Les déclarations officielles et les menaces réitérées post-frappe indiquent au contraire la poursuite d'une stratégie offensive contre les cadres du Hamas, y compris à l'étranger. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!