Ce lundi 22 septembre la nervosité est extrême en Israël, à quelques heures de la bravade de la France et compagnie : la reconnaissance officielle à l'ONU de l'Etat de Palestine. L'autre actualité qui irrite profondément l'Etat hébreu c'est le tintamarre de la Flottille internationale Soumoud, dont le monde entier a parlé. Quelque 40 bateaux sont partis des ports tunisiens, au total plus de 50 font route en ce moment même vers Gaza, avec à leur bord de l'aide humanitaire et des militants gonflés à bloc, animés par le vif espoir de briser le blocus qui étouffe le territoire palestinien et de soulager un tant soit peu les populations. Comme on pouvait s'y attendre Tel-Aviv voit rouge… «Israël ne permettra pas à des navires d'entrer dans une zone de combat active et ne tolérera pas la violation d'un blocus naval légal», a clamé le ministère israélien des Affaires étrangères dans un communiqué. Un texte qui reprend les sempiternelles accusations : le Hamas aurait orchestré cette opération pour servir son propre agenda politique. Pas un mot sur la souffrance humaine, sur les enfants qui meurent de faim. Comme si la conscience mondiale avait besoin des combattants palestiniens pour réagir face à l'horreur de la mort par dizaines de milliers, de la famine, de la destruction de tout, de l'annihilation de tout. « Blocus naval légal » ose dire le communiqué, illégal il voulait dire peut-être, comme tout ce que fait Israël depuis 77 ans. Le champion du monde toutes catégories des résolutions et condamnations des Nations unies continue de piétiner le Droit international, en toute impunité. Le 18 septembre 2025 le parrain américain a dégainé son veto pour le 6e fois depuis le début des massacres à grande échelle dans l'enclave palestinienne. Rien n'a changé depuis le président Joe Biden : Washington bloque tout, même l'infime chance de cheminer vers un cessez-le-feu. De toute façon l'attitude surréaliste du président Donald Trump lors de l'attaque israélienne au Qatar démontre qu'il ne faut rien attendre de la Maison-Blanche. Le vote de ce 22 septembre à l'ONU sera symbolique et il est très probable que les Palestiniens le payeront très cher, mais de toute manière c'est ce qu'ils font depuis 1948. Mais l'agitation chez le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu démontre que le coup de Paris, de l'Arabie saoudite et 9 autres pays fera mal, politiquement et diplomatiquement. C'est un événement qui est déjà dans les annales de l'Histoire. A ce stade c'est ce qui compte, le reste il faudra continuer à l'arracher, centimètre par centimètre… Le Droit international a choisi son camp et ce n'est certainement pas celui de Netanyahu, ça ne le sera jamais. Le reste est l'oeuvre du temps, l'essentiel est de ne jamais flancher.
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