La décision d'Uber Technologies, valorisée à près de 193,8 milliards de dollars, d'investir massivement dans la société israélienne Flytrex, spécialisée dans les drones, a déclenché une vague de colère sans précédent. Présenté par le géant américain du transport comme un pas vers l'avenir de la logistique aérienne, cet engagement financier est dénoncé par de nombreux internautes et militants comme une compromission directe avec un Etat accusé de crimes de guerre. Une indignation mondiale et des appels au boycott À peine l'annonce diffusée, les réseaux sociaux se sont enflammés. Des milliers d'appels ont été lancés pour supprimer l'application Uber et boycotter ses services. Les slogans circulant en ligne sont sans équivoque : « Uber finance les bombes au lieu de transporter des passagers » ou encore « Du sang de Gaza sur vos roues ». Pour les militants, chaque dollar injecté dans une entreprise israélienne équivaut à plus de balles et de missiles contre les civils palestiniens. Uber, affirment-ils, « met les profits au-dessus des vies » et porte une responsabilité morale et juridique en soutenant une industrie liée à la guerre. Des accusations de complicité avec des crimes de guerre La polémique intervient alors que la communauté internationale a déjà mis en garde contre la gravité des violences à Gaza. Des ONG de référence comme Human Rights Watch et Amnesty International ont documenté des frappes ciblant hôpitaux, écoles et camps de réfugiés. La Cour internationale de justice (CIJ), de son côté, a rappelé l'existence de plaintes sérieuses pour génocide et a ordonné aux Etats de s'abstenir de toute action pouvant contribuer à la poursuite de ces crimes. Dans ce contexte, la décision d'Uber est perçue comme une trahison flagrante des principes de justice et de droits humains. Une image mondiale ternie Alors qu'Uber cherchait à diversifier ses activités en investissant dans la technologie des drones, son initiative se retourne contre elle. L'entreprise est désormais décrite comme une multinationale complice d'un système accusé d'apartheid et d'extermination, ce qui fragilise sa réputation auprès d'un public international de plus en plus sensible aux questions éthiques. Pour ses détracteurs, l'affaire symbolise une dérive inquiétante : celle de grandes firmes prêtes à sacrifier leurs valeurs universelles au profit de nouvelles opportunités financières, au prix d'un lourd coût moral. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!