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Un journaliste saoudien menacé de mort pour un tweet
Publié dans Tunisie Numérique le 12 - 02 - 2012

Arrêté jeudi 9 février, en Malaisie avec l'aide d'Interpol, Hamza Kashgari a été extradé dimanche vers l'Arabie saoudite où les autorités religieuses l'accusent d'apostasie. Un chef d'inculpation passible de la peine de mort.
La mort pour une petite centaine de caractères: c'est ce que risque le journaliste saoudien Hamza Kashgari, après avoir publié sur son compte twitter des messages contestataire adressés au prophète Mohamed.
La Malaisie, où le jeune homme de 23 ans s'était enfui jeudi, a décidé de le renvoyer dimanche dans son pays, après l'avoir arrêté à sa descente de l'avion à l'aéroport international de Kuala Lumpur. Selon Ramli Yoosuf, le porte-parole de la police malaisienne, cité par plusieurs agences de presse, il a dû rembarquer sur un vol en direction de Riyad, après avoir été remis aux autorités saoudiennes. «Nous craignons qu'il ne bénéficie pas d'un procès équitable et qu'il encourt la peine capitale s'il est jugé pour apostasie», a aussitôt réagi son avocat, Mohamed Afiq Mohamed Nour.
L'affaire remonte au 4 février dernier, date anniversaire de la naissance de Mohamed. Collaborateur à un journal local de Djeddah, dans l'ouest de l'Arabie saoudite, Hamza Kashgari est également, comme des milliers de jeunes saoudiens de son âge, accroc à l'Internet et aux «tweets». Ce jour-là, c'est au prophète, considéré comme une divinité intouchable, qu'il écrit directement via trois messages postés sur son compte (@Hmzmz).
«Le jour de ton anniversaire, je te trouve où que je me tourne. J'ai aimé certaines choses en toi mais j'en ai abandonné d'autres, et je n'ai pas compris beaucoup de choses à ton sujet», écrit-il dans l'un d'entre eux. Au royaume wahhabite, qui prône un islam rigoriste, cette fronde audacieuse suscite rapidement une avalanche de réactions. Le ministre de l'information lui interdit, via twitter, de poursuivre ses activités journalistiques.
Une «outrageuse insulte publique»
Dans une intervention télévisée, le cheikh fondamentaliste Nasser al Omar dénonce, en larmes, «l'outrageuse insulte publique» et appelle à l'exécution dudit blasphémateur. Des propos proches de ceux tenus par le comité des fatwas (les édits religieux qui se basent sur la charia, la loi islamique), qui s'empresse d'affirmer que les écrits du journaliste constituent une «apostasie», un crime passible de la peine de mort.
Pris au dépourvu, Hamza Kashgari s'excuse et supprime ses messages. Mais aux yeux des fanatiques, le mal est déjà fait. Tandis que son compte Twitter est désactivé, les menaces continuent à pleuvoir de toute part. Traqué comme un criminel, il finit par mettre le cap sur la Nouvelle-Zélande, en transitant par la Malaisie. Son voyage sera rapidement écourté.
Sous le coup d'un mandat d'arrêt émis par Interpol, à la demande des autorités saoudiennes, il est immédiatement placé en détention après avoir mis les pieds sur le tarmac de l'aéroport de Kuala Lumpur. La Malaisie et l'Arabie saoudite n'ont pas de traité d'extradition officiel, mais les deux pays musulman entretiennent des liens cordiaux.
Aussitôt, les organisations de défense des droits de l'homme montent au créneau. «Hamza Kashgari est un prisonnier d'opinion depuis qu'il a été arrêté en Malaisie pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d'expression», déplore Hassiba Hadj Sahraoui, la directrice adjointe d'Amnesty pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. En vain. Aujourd'hui de retour dans son pays, le jeune homme craint pour sa vie.


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