Dans un message publié sur sa page Facebook, Jean-Luc Mélenchon affirme que l'Espagne et l'Italie envoient chacune deux navires de guerre pour protéger la « flottille » se dirigeant vers Gaza. Le leader de La France insoumise remercie Madrid et Rome de « protéger des Français et leurs députés », tout en accusant l'exécutif français de ne pas agir. Jean-Luc Mélenchon interpelle l'Elysée et Matignon — « leur Président et Premier ministre, ex-ministre des Armées, ne le font pas » — et avance que cette retenue serait dictée par la crainte de froisser Benyamin Netanyahou, évoquant au passage la reconnaissance de l'Etat de Palestine par la France comme un possible motif de tension diplomatique. Le ton du post est frontal : « Être Français sous la présidence Macron c'est la honte en ce moment », écrit Mélenchon, qui transforme ainsi un sujet hautement sensible de politique étrangère en bras de fer politique intérieur. Ses propos s'inscrivent dans la séquence ouverte par les initiatives de flottilles citoyennes ou humanitaires en Méditerranée, régulièrement au cœur de controverses sur la sécurité maritime, la liberté de navigation et le droit international humanitaire. Au-delà de l'attaque contre l'exécutif français, le message pointe deux enjeux : * La protection consulaire et parlementaire de citoyens et d'élus français impliqués dans des missions ou manifestations en mer ; * La posture européenne face au conflit à Gaza, avec des capitales qui afficheraient, selon lui, des réponses hétérogènes, allant du soutien logistique et naval (Madrid, Rome) à une forme de prudence à Paris. L'intervention de Jean-Luc Mélenchon nourrit, une fois encore, le clivage politique en France autour de la guerre à Gaza et de ses répercussions en Méditerranée. Elle pose aussi la question, récurrente depuis le début du conflit, de la coordination européenne lorsqu'il s'agit d'actions civiles ou humanitaires en mer : qui protège, avec quels moyens et sous quel cadre juridique. À ce stade, la publication de l'ancien candidat à la présidentielle relève d'une prise de position politique et d'une interpellation du gouvernement français. Elle devrait, à court terme, rallumer le débat à l'Assemblée nationale sur le rôle de la France en Méditerranée, la sécurité des élus et des citoyens français à l'étranger et la cohérence de la diplomatie européenne face aux tensions régionales. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!