La députée Fatma Mseddi a vivement critiqué le projet baptisé « plan de paix pour Gaza » porté par le président américain Donald Trump. Dans une publication sur sa page Facebook, elle a estimé que cette initiative représente « une nouvelle tutelle étrangère imposée au peuple palestinien ». Elle a souligné que l'échange proposé — désarmement de la résistance contre la garantie de la sécurité d'Israël — revient en réalité à priver les Palestiniens de leur droit légitime à se défendre. La députée a également dénoncé la perspective d'une force de sécurité internationale et d'un gouvernement transitoire supervisé par des experts étrangers, considérant qu'il s'agit d'une négation pure et simple de la souveraineté palestinienne. Elle a par ailleurs critiqué la place centrale accordée au Qatar dans ce plan, qu'elle interprète comme « un renforcement du rôle des Frères musulmans au détriment de l'unité palestinienne ». Pour illustrer ses craintes, Fatma Mseddi a rappelé l'expérience libyenne, où la tutelle internationale a, selon elle, engendré « un chaos permanent ». Elle a évoqué les envoyés étrangers, les feuilles de route dictées de l'extérieur, la division des institutions et un pouvoir national pris en otage par les rivalités internationales. « Aujourd'hui, ils veulent reproduire ce scénario à Gaza, mais la Palestine n'est pas un laboratoire pour des expériences de chaos », a-t-elle insisté. La députée a conclu en appelant la Tunisie à adopter une position ferme et sans ambiguïté : * Pas d'Etat palestinien sans souveraineté pleine et entière. * Pas de paix basée sur la sécurité de l'occupant au détriment des droits du peuple. * Non à la liquidation de la cause palestinienne à travers des projets de normalisation déguisée. Pour elle, la Palestine « n'est pas un dossier de marchandage, mais un droit humain et historique foulé aux pieds par de tels plans imposés ». Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!