L'affaire est en gestation depuis avril 2023, impulsée par un organisme local, le Centre algérien de recherche en technologie industrielle (CRTI) et le ministère de l'Enseignement supérieur ; les choses se précisent. La toute première voiture électrique 100% algérienne est sur de bons rails. Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a fait une annonce sur l'entrée en scène du premier prototype. Invité du Forum de la chaîne 1 de la Radio nationale hier lundi 29 septembre le ministre a évoqué plusieurs dossiers en rapport avec le secteur de l'enseignement supérieur ; il s'est arrêté sur l'essor de la recherche scientifique, notamment le projet d'un véhicule électrique «made in Algeria». Baddari a insisté sur le fait que le programme de la recherche scientifique est la résultante des orientations gouvernementales dans les domaines de la sécurité alimentaire, énergétique, hydrique et sanitaire ainsi que les innovations pouvant se muer en produits finis commercialisables. Le ministre a déclaré que les premières puces électroniques de conception algérienne en sont au «stade de la précision». Par ailleurs «le premier prototype de la voiture électrique algérienne sera présenté en mars 2026», en même temps que d'autres projets en cours de développement. Rappelons que la finalisation du véhicule algérien était prévue pour l'année 2025, comme l'avait officialisé en février 2024 le directeur général de la recherche scientifique au ministère de l'Enseignement supérieur, le Professeur Mohamed Bouhicha… «Un consortium constitué par le CRTI et des industriels va produire le premier véhicule électrique à partir de l'année prochaine», avait précisé le responsable dans une déclaration à la chaîne 3 de la Radio algérienne. La complexité technique du chantier a allongé les délais, ce sera finalement l'année prochaine. Entre temps un spécialiste de renommée mondiale, Karim Zaghib, a apporté sa pierre à l'édifice... Ce ténor de la batterie électrique installé au Canada a dévoilé ses ambitions pour l'Algérie en avril dernier. Au début de l'année il a appuyé le ministère de l'Energie et des Mines pour monter localement la filière du lithium, essentielle pour mettre en place une industrie algérienne dans l'électrique. Zaghib avait déclaré à la télévision algérienne que la fabrication d'une voiture électrique 100% algérienne est tout à fait possible grâce notamment aux compétences algériennes qui brillent dans tous les continents… «Nous allons travailler de l'exploitation des mines jusqu'à la voiture électrique 100% algérienne, parce que nous avons des compétences à l'étranger qui veulent aider», avait clamé le spécialiste de la batterie électrique. Les dernières annonces du ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique confortent l'enthousiasme de l'expert algéro-canadien. La montée en puissance de l'industrie locale élargit considérablement les horizons du pays.
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