Lors d'une conférence de presse tenue ce mardi au siège du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), l'avocat Fadi Snen, membre du comité de défense de l'avocat Ahmed Souab, a réaffirmé que la défense exige la tenue d'une audience publique et en présence de l'accusé, détenu depuis le 21 avril 2025 dans le cadre d'accusations liées au terrorisme et à des crimes de droit commun connexes. Il a rappelé que la chambre d'accusation de la Cour d'appel de Tunis, lors de sa séance du 17 juillet dernier, avait confirmé la décision du juge d'instruction en première instance. Ce dernier avait retenu contre Souab plusieurs charges au titre du décret 54, de la loi antiterroriste, du code des télécommunications et du code pénal, avant de le renvoyer devant la chambre criminelle. Un procès en attente Me Snen a ajouté que le comité de défense avait choisi de ne pas se pourvoir en cassation contre cette décision et qu'il attend désormais la fixation d'une date pour l'audience devant la chambre criminelle. De son côté, le président de la Ligue tunisienne des droits de l'Homme (LTDH), Bassem Trifi, ainsi que le membre de l'Ordre national des avocats, Adel Messaoudi, ont insisté sur la nécessité de défendre le principe d'un procès équitable et poursuivi leur appel en faveur de la libération de ces détenus. Une affaire hautement sensible Pour rappel, Ahmed Souab a été arrêté le 21 avril 2025 dans le cadre de l'affaire dite du « complot contre la sûreté de l'Etat », à la suite d'une conférence de presse tenue devant la Maison de l'avocat à Tunis. Le juge d'instruction du pôle judiciaire antiterroriste avait alors ordonné sa détention pour une enquête relative à « une série d'infractions terroristes », à la suite de la diffusion d'une vidéo le montrant donnant des déclarations devant ce même lieu le 19 avril. Selon la porte-parole du pôle judiciaire antiterroriste, le parquet général près la Cour d'appel de Tunis a ordonné l'ouverture d'une information judiciaire pour des faits qualifiés de menaces de commettre des crimes terroristes dans le but de contraindre une personne à agir ou à s'abstenir, d'atteinte à la vie d'une personne protégée et de menaces passibles de sanctions pénales. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!