Les manifestations qui secouent le Maroc depuis samedi ont connu une tournure tragique. Jeudi 2 octobre 2025, le Premier ministre Aziz Akhannouch a exprimé sa « profonde tristesse » après la mort de trois personnes lors d'affrontements qui ont éclaté mercredi soir dans plusieurs petites villes du pays. Ces rassemblements, initiés par le collectif « Génération Z 212 », réclament une réforme en profondeur des systèmes éducatif et de santé. Une première réaction officielle Dans sa première prise de parole depuis le début du mouvement, Aziz Akhannouch a déclaré : « Nous avons malheureusement enregistré la mort de trois personnes à la suite des événements regrettables survenus ces deux derniers jours ». Le chef du gouvernement a souligné que l'exécutif suivait de près la situation et qu'il était « conscient de la légitimité des revendications » exprimées par une partie de la jeunesse. La version du ministère de l'Intérieur De son côté, Rachid El Khalfi, porte-parole du ministère de l'Intérieur, a indiqué que les trois victimes avaient trouvé la mort « lors d'un acte de légitime défense » de la part des forces de l'ordre. Selon ses explications, elles tentaient de forcer l'entrée d'une caserne de la gendarmerie dans le sud du pays. Un premier bilan avait fait état de deux décès seulement. Un mouvement social inédit Lancé le samedi précédent, le mouvement « Génération Z 212 » a mobilisé des milliers de jeunes dans plusieurs villes marocaines. Les revendications se concentrent sur l'amélioration de l'accès aux soins, la qualité de l'enseignement public et la lutte contre les inégalités sociales. Les violences de mercredi marquent un tournant, suscitant à la fois inquiétude et crispation au sein de la société civile. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!