En Angleterre, une mosquée située à Peacehaven, dans le comté d'East Sussex, est au centre d'une enquête après un probable attentat à l'arson qualifié de crime de haine. Les faits se sont produits samedi soir, peu avant 22h (heure locale), selon la police du Sussex. Aucun blessé n'a été signalé, mais des dégâts matériels significatifs ont été causés à l'entrée du bâtiment et à un véhicule stationné devant. Les forces de l'ordre affirment avoir reçu l'alerte peu avant 22h00 et se sont rendues immédiatement sur les lieux. Des images diffusées en ligne montrent une voiture calcinée devant l'entrée de la mosquée. Deux individus masqués, vêtus de vêtements sombres, apparaissent dans les enregistrements partagés par la police, qui invite le public à les aider à les identifier. Selon des sources citées par des médias, deux personnes se trouvaient à l'intérieur de la mosquée lorsque des assaillants cagoulés ont tenté de forcer la porte, versé de l'essence sur les marches et incendié l'édifice. Le responsable bénévole de la mosquée a déclaré que la communauté est « profondément attristée » mais soulagée qu'aucune vie n'ait été perdue malgré l'attaque. Le chef de la police locale, le surintendant détective Karrie Bohanna, a estimé que l'acte suscite une vive inquiétude au sein de la communauté musulmane. La police a déjà renforcé sa présence sur les lieux et multiplié les patrouilles autour des lieux de culte dans tout le comté, affirmant une approche de tolérance zéro envers les crimes de haine. Certains responsables suggèrent que l'attaque pourrait s'apparenter à un acte terroriste, notamment du fait qu'elle visait un lieu de culte et que des fidèles s'y trouvaient à l'intérieur. Mothin Ali, vice-président du Parti vert, a insisté pour que les autorités déterminent les motivations et clarifient s'il s'agit d'un passage à un acte terroriste. Chris Ward, député travailliste de Brighton Kemptown et Peacehaven, a qualifié l'attaque de « dégoûtante » et estimé que l'absence de victimes relèverait du hasard. Il a appelé à la solidarité de la population locale et condamné fermement toute forme de haine contre une communauté pacifique. Cette attaque s'inscrit dans une vague d'agressions ciblant des lieux religieux au Royaume-Uni. Elle fait suite à un incident mortel dans une synagogue à Manchester (deux personnes tuées, trois gravement blessées) et à des menaces contre des mosquées dans plusieurs régions. Le Muslim Council of Britain a qualifié l'évènement de « profondément choquant » et a appelé à renforcer la protection des lieux de culte. Par ailleurs, des actions de défi identitaire — comme l'apposition de drapeaux anglais ou de croix de saint Georges sur des ponts et des passages piétons — se multiplient dans le pays, dans le cadre de protestations anti-migrants ou nationalistes. Ces gestes, parfois présentés comme « patriotiques », ont été associés à des actes à caractère raciste, renouvelant les inquiétudes sur la montée de l'intolérance. L'enquête suit son cours. La police examine les enregistrements vidéos, la scène du crime et les témoignages pour établir un dossier complet. Les autorités locales ont appelé à la vigilance communautaire et encouragent toute personne détentrice d'informations à se manifester. Pour la communauté musulmane locale, l'espoir est de voir non seulement les responsabilités établies, mais que de telles violences ne restent pas impunies et que le respect de toutes les croyances soit à nouveau affirmé. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!