Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), l'ancien président syrien Bachar al-Assad, exilé en Russie depuis décembre dernier, a été victime d'un empoisonnement et hospitalisé près de Moscou dans un état critique avant de sortir neuf jours plus tard. L'information a été repérée par le New York Post et relayée par Le Figaro ce lundi 6 octobre. D'après l'ONG, l'ex-dirigeant, présenté par certains comme « le boucher de Damas », a été transporté en soins intensifs le 20 septembre dans un hôpital privé situé dans la banlieue de Moscou ou à proximité. « On ignore encore qui a empoisonné Bachar al-Assad, mais nous avons appris de source fiable qu'il ne s'agissait pas d'une simple intoxication alimentaire, mais bien d'un empoisonnement », indique le site de l'OSDH. Toujours selon la même source, Bachar al-Assad a quitté l'hôpital le lundi 29 septembre, après une hospitalisation d'une dizaine de jours. L'ONG affirme qu'il aurait été empoisonné à son domicile, une villa où ses déplacements étaient très restreints depuis son arrivée en Russie, consécutive à la chute de son régime en décembre dernier. À ce stade, aucune information indépendante ne permet de confirmer ces éléments. L'état de santé de l'ancien président syrien est désormais stable. Reste à déterminer de l'origine de cet empoisonnement. « Nous avons demandé aux autorités russes de clarifier ce qui s'est passé et qui l'a empoisonné », fait savoir l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, citant une source ayant « confirmé que le gouvernement russe n'était pas impliqué dans cette affaire ». L'ONG avance une piste: celle d'une volonté « d'impliquer le gouvernement russe », qui a offert l'exil à Bachar al-Assad « et de suggérer que le président Poutine est incapable de le protéger ». De son côté, Moscou n'a fait aucun commentaire sur cette affaire. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!