La Tunisie a exprimé ce mercredi, lors de la 76e session du Comité exécutif du Programme du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), son refus catégorique du "toitement déguisé" des migrants irréguliers, dénonçant toute instrumentalisation politique ou médiatique des souffrances humaines. Faciliter les retours volontaires et accélérer la réinstallation Dans son intervention, la délégation tunisienne a appelé l'ensemble des pays donateurs à redoubler d'efforts pour faciliter le retour volontaire des réfugiés dans leurs pays d'origine, tout en accélérant leurs procédures de réinstallation dans des Etats économiquement avancés, dotés d'un tissu social capable de les intégrer. Prévenir les crises et renforcer le partage des responsabilités La Tunisie a insisté sur l'urgence de désamorcer les conflits et d'œuvrer pour des règlements pacifiques, rappelant ses propres contributions au sein du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (2022-2024) et du Conseil de sécurité de l'ONU (2020-2021). Le communiqué a réitéré la nécessité de consolider la solidarité entre Etats et de partager équitablement les charges liées à l'accueil des réfugiés, en vue de mettre en place des solutions durables et des ressources suffisantes. Soulager les pays d'accueil et préserver la dignité des réfugiés La Tunisie a plaidé pour la mise en place de mécanismes clairs allégeant la pression sur les pays d'accueil, souvent confrontés à leurs propres défis économiques et sociaux. Elle a rappelé son engagement envers les principes universels de protection des réfugiés, les conventions internationales relatives aux droits humains et au droit humanitaire, et son respect du cadre d'accueil temporaire dans une approche globale traitant les causes profondes du phénomène. Le soutien constant à la cause palestinienne La délégation tunisienne a également réaffirmé la position ferme de la Tunisie sur la cause palestinienne, appelant à un cessez-le-feu immédiat dans les territoires occupés, à l'entrée urgente de l'aide humanitaire et à la levée du blocus imposé au peuple palestinien. Elle a exhorté la communauté internationale à assumer ses responsabilités juridiques et morales en intervenant pour mettre fin au « génocide », traduire en justice la puissance occupante et la tenir responsable des crimes commis contre les civils, y compris les travailleurs humanitaires. Enfin, la Tunisie a réitéré que la fin de l'occupation et la reconnaissance des droits imprescriptibles du peuple palestinien, notamment son droit à l'autodétermination et à la création d'un Etat indépendant avec Jérusalem-Est pour capitale, restent une priorité incontournable. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!