Avec un ton qualifié de provocateur par plusieurs observateurs, le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Sa'ar a déclaré, ce jeudi, qu'Israël souhaite élargir le cercle de la "paix" et de la normalisation au Moyen-Orient, dans le sillage de l'accord conclu avec le mouvement Hamas pour un cessez-le-feu à Gaza. La poursuite de la politique de normalisation Selon Sa'ar, l'objectif d'Israël reste de renforcer les relations diplomatiques avec d'autres pays de la région. « Nous voulons élargir le cercle de la paix », a-t-il affirmé, reprenant ainsi le discours traditionnel des autorités israéliennes sur les accords d'Abraham et les partenariats régionaux. Cependant, cette déclaration intervient dans un contexte de guerre et de crise humanitaire à Gaza, suscitant l'indignation de nombreux analystes qui y voient une tentative cynique de détourner l'attention internationale. Aucun abandon de l'objectif d'éliminer le Hamas Le chef de la diplomatie israélienne a également tenu à préciser que le gouvernement n'a pas renoncé à son objectif d'éliminer le pouvoir du Hamas dans la bande de Gaza. « Nous n'avons pas renoncé à mettre fin au régime du Hamas, ni à supprimer la menace qu'il représente pour Israël et ses habitants », a-t-il déclaré. Un vote attendu sur la libération des otages Gideon Sa'ar a par ailleurs annoncé qu'il voterait en faveur du plan de libération des otages lors de la réunion du gouvernement prévue ce jeudi, dans le cadre de la mise en œuvre de l'accord de cessez-le-feu. Ces propos, tenus alors que la situation humanitaire à Gaza reste dramatique, témoignent d'une stratégie politique duale de la part d'Israël : d'un côté, chercher à stabiliser ses relations régionales, et de l'autre, maintenir une ligne dure vis-à-vis du Hamas. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!