Un accord a été annoncé, ce jeudi 9 octobre 2025, concernant la première phase du plan du président américain Donald Trump sur le cessez-le-feu à Gaza, après le lancement de négociations indirectes entre une délégation du mouvement Hamas et des représentants de l'occupation israélienne dans la ville égyptienne de Charm el-Cheikh. Une première phase axée sur le cessez-le-feu et l'échange de prisonniers Selon les premières informations, cette phase prévoit l'arrêt des hostilités et l'échange de prisonniers, avec la libération des otages israéliens détenus à Gaza en contrepartie de la libération d'un grand nombre de détenus palestiniens. « Le plan de Trump n'est pas juste, mais il est efficace » Dans une déclaration à Tunisie Numérique, le diplomate et ancien ministre des Affaires étrangères Ahmed Ounaies a estimé que « les situations de guerre évoluent si rapidement qu'il est difficile d'identifier le camp qui réalise le plus ses objectifs ou qui sort réellement vainqueur ». Ounaies a jugé que le plan du président américain Donald Trump n'était pas équitable, soulignant qu'il « ne visait pas à embarrasser Israël », un Etat qui, selon lui, « n'a plus rien à perdre depuis le 7 octobre 2023 et poursuit la destruction du peuple palestinien, victime d'une guerre d'extermination ». Il a toutefois reconnu que ce plan, malgré son caractère injuste, demeure efficace, car « il peut modifier concrètement la réalité imposée au peuple palestinien sans porter atteinte à la résistance ». Le diplomate a salué la résilience du peuple palestinien, affirmant que la résistance « a gagné une reconnaissance populaire considérable » et a « consolidé son enracinement sur sa terre » en dépit de la faiblesse de ses moyens militaires, démontrant « une force morale exceptionnelle ». Le rôle potentiel de Marwan Barghouti dans le futur palestinien Ounaies a également évoqué les discussions au sein des ministères arabes des Affaires étrangères, soulignant que Donald Trump « n'a pas pleinement perçu la portée de certaines dynamiques régionales ». Selon lui, la tenue d'élections et le remplacement de Mahmoud Abbas à la tête de l'Autorité palestinienne, ainsi que la création d'un Etat palestinien crédible reconnu à l'échelle internationale, passent par un élément clé : la libération de Marwan Barghouti. Le diplomate a affirmé que Barghouti « figure parmi les principales options envisagées par plusieurs pays pour diriger la future Autorité palestinienne », et que les négociations de Charm el-Cheikh pourraient ouvrir la voie à sa libération, dans le cadre d'un processus politique qui « manque de légitimité judiciaire mais sert des objectifs stratégiques clairs ». Le désarmement du Hamas, une ligne rouge Concernant la question du désarmement de la résistance palestinienne, Ounaies a affirmé qu'il est impossible que le Hamas accepte de rendre ses armes, même si le mouvement n'a pas abordé ce sujet explicitement dans sa réponse au plan Trump. Il a précisé que Hamas a mis en avant les aspects positifs du plan — notamment la libération des prisonniers et la restitution des corps — sans pour autant signifier une acceptation du désarmement. Le diplomate a enfin souligné que les pays arabes impliqués dans la cause palestinienne sont conscients des risques de ce dossier, ajoutant qu'une solution de compromis pourrait émerger, « mais le désarmement de la résistance n'a aucun sens dans les conditions actuelles, où la relation entre l'occupant et le peuple occupé demeure fondée sur la confrontation armée ». Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!