En route vers Israël à bord de l'Air Force One, le président américain Donald Trump a déclenché une vague de réactions sur les réseaux sociaux après avoir déclaré qu'il avait « donné l'autorisation » à Hamas pour assurer un rôle de police temporaire dans la bande de Gaza. Il a ajouté que « le nombre de morts à Gaza a atteint 60 000 », tout en affirmant que « la guerre est déjà terminée ». Des propos qui font débat Lors d'un échange avec une correspondante, Trump a été interrogé : « Hamas s'installe comme force policière, tire sur ses concurrents ? » Il a répondu : « Nous leur avons donné l'autorisation. Ils font cela parce qu'ils veulent arrêter les problèmes, et nous leur avons donné l'autorisation. Nous leur avons demandé de surveiller pour éviter les crimes graves. Nous voulons que la situation soit sûre. » Il a ensuite déclaré que « le nombre de morts à Gaza est de 60 000 » et évoqué des secteurs entiers « complètement détruits », assurant que le conflit entre Israël et Hamas était désormais clos. Ces affirmations ont attiré un vif intérêt sur les plateformes numériques, certains internautes voyant dans ce discours une tentative de présenter Trump comme acteur central dans la régulation du conflit, voire comme détenteur d'un « feu vert » symbolique à Hamas. Analyse des chiffres et de la réalité sur le terrain La mention de 60 000 morts se rapproche des estimations officielles du ministère de la Santé de Gaza qui, en juillet 2025, avait annoncé que le bilan dépassait les 60 000 décès. Selon Reuters, cette même estimation indiquait 60 034 morts, dont près d'un tiers figuraient parmi les moins de 18 ans. Pour autant, ces chiffres font l'objet de critiques et de doutes, notamment de la part d'instances américaines qui remettent en cause la fiabilité des données du ministère de la Santé géré par Gaza, les jugeant susceptibles d'être influencées par Hamas. Sur le terrain, le contexte est plus complexe : bien que des zones soient en ruines après des mois de bombardements et d'offensives terrestres, la question de savoir si la guerre peut être considérée comme « terminée » reste largement controversée dans les milieux diplomatiques et militaires. Réactions sur les réseaux : pouvoir, contrôle, narratif Sur les plateformes en ligne, un grand nombre d'observateurs estiment que Trump tente de se positionner en donneur d'ordres, en laissant entendre que Hamas exécute ses directives. Plusieurs commentateurs ont souligné que, dans la réalité politique palestinienne, Hamas n'a pas besoin de l'aval extérieur pour assumer ses fonctions internes. D'autres ont fait valoir qu'après le retrait des forces israéliennes de Gaza, l'absence d'un organe policier officiel rend inévitable la prise en charge de la sécurité par Hamas, afin d'éviter un vide sécuritaire total. Certains activistes estiment que les propos de Trump anticipent un mécanisme politique futur : en ayant reconnu un rôle policier à Hamas, il pourrait plus tard exiger son retrait ou sa restriction sous couvert d'accords futurs. Enfin, plusieurs internautes ont signalé une contradiction notable : Trump avance le chiffre de 60 000 morts alors que, par le passé, l'administration américaine avait exprimé des réserves quant aux bilans fournis par les autorités sanitaires de Gaza, les qualifiant d'« exagérés » ou « non crédibles ». Enjeux diplomatiques et perspectives Cette intervention s'inscrit dans un contexte diplomatique particulièrement sensible, alors que plusieurs initiatives de cessez-le-feu et échanges d'otages ont été négociés. Le rôle que pourrait jouer Hamas dans la stabilité interne de Gaza est un élément clé, notamment si des forces internationales de stabilisation devaient intervenir. Pour l'instant, il est difficile de mesurer l'impact concret de ces propos sur la réalité politique ou militaire à Gaza. Mais leur diffusion souligne l'importance de la narration publique dans ce conflit : en affirmant avoir délivré une « autorisation », Trump cherche à inscrire sa position dans le récit médiatique et à renforcer son image comme acteur influent dans le dossier palestinien. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!