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Le divorce « silencieux » en Tunisie : le sociologue Tarek Saïdi décrypte ses causes et son impact sur la famille [Vidéo]
Publié dans Tunisie Numérique le 02 - 01 - 2026


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De nombreuses transformations traversent aujourd'hui la société tunisienne, touchant non seulement les individus, mais aussi les institutions sociales fondamentales, à commencer par la famille. Parmi ces phénomènes, celui du « divorce silencieux » — ou l'absence de vie conjugale entre deux personnes continuant pourtant à vivre sous le même toit — suscite un débat grandissant. Il interroge sur ses causes, ses mécanismes et ses conséquences psychologiques, tant pour les époux que pour les enfants.
Dans une déclaration exclusive à Tunisie Numérique, le sociologue Tarek Saïdi a livré une lecture approfondie de ce phénomène, en distinguant les causes générales et particulières qui l'expliquent. Selon lui, le « mariage silencieux » ou la froideur conjugale s'inscrit dans une dynamique sociale complexe que plusieurs théories contemporaines ont tenté d'éclairer.
Des causes sociologiques profondes
Saïdi s'est notamment appuyé sur les théories du sociologue polonais Zygmunt Bauman, auteur du concept de l'amour liquide et de la modernité liquide. Ces approches décrivent la fragilité des liens humains dans les sociétés modernes, où les relations autrefois fondées sur l'affection et la stabilité — comme la parentalité ou l'amour — se sont transformées sous l'effet de la marchandisation et de la logique de consommation. Le mariage n'est ainsi plus, selon Saïdi, l'aboutissement d'une expérience émotionnelle sincère, mais souvent une forme d'échange d'intérêts, soumise aux « lois du marché ».
Le sociologue souligne que cette transformation engendre un individu « consommateur d'émotions », dont les sentiments deviennent à leur tour des produits éphémères, répondant à des critères de désir et de plaisir plutôt que de durabilité.
Le poids des contraintes sociales et psychologiques
Au-delà de l'explication sociologique, Tarek Saïdi évoque d'autres facteurs propres au contexte tunisien. La pression économique, la hausse du coût de la vie, ainsi que l'absence de communication réelle au sein du couple fragilisent profondément la cellule familiale. À cela s'ajoutent les tensions psychologiques individuelles : le manque de confort émotionnel, l'absence de solidarité ou de partage dans la vie quotidienne, qui entraînent progressivement un affaiblissement des liens conjugaux.
Selon Saïdi, ces éléments traduisent une mutation des institutions traditionnelles dans un monde désormais façonné par les réseaux numériques et les modes de vie postmodernes. La famille, autrefois « étendue », est devenue une famille-noyau, et pourrait encore évoluer vers de nouvelles formes de cohabitation affective, marquées par la distance émotionnelle — voire le « divorce silencieux », où chacun vit sa propre intimité à l'écart de l'autre.
Pourquoi ce type de mariage perdure-t-il ?
Interrogé sur la persistance du phénomène, Saïdi estime que la société tunisienne se situe à la croisée du traditionnel et du moderne. « Nous vivons dans des contextes sociaux modernes, mais nos représentations et valeurs restent profondément conservatrices », explique-t-il. Cette dualité empêche souvent les couples d'aller jusqu'à la séparation.
Par ailleurs, la conscience des droits de l'enfant, tout comme les répercussions financières d'un divorce, freinent nombre de couples à rompre officiellement. Ils préfèrent donc maintenir un projet conjugal en apparence, malgré son échec affectif et social.
Des conséquences graves sur les enfants
Le divorce silencieux n'est pas sans effet sur la santé psychologique des enfants. Selon le sociologue, tout dépend du niveau de violence, de tension et de conflit observé dans le foyer. Lorsque les disputes et la froideur s'installent durablement, l'environnement familial devient nocif : « Une séparation rationnelle et sereine vaut mille fois mieux pour l'enfant qu'une cohabitation marquée par le conflit et l'amertume », insiste Saïdi.
Cependant, si les parents parviennent à gérer leur relation avec maturité et clarté, en différant une éventuelle séparation jusqu'à ce que les enfants soient assez âgés pour la comprendre, le maintien temporaire du couple peut être envisagé.
Pour conclure, Tarek Saïdi rappelle qu'il n'existe pas de règle universelle : chaque situation mérite une lecture au cas par cas. Mais il souligne que la transparence, la sérénité et l'absence de conflit permanent sont essentielles pour préserver l'équilibre psychologique de l'enfant et la crédibilité de la famille comme institution éducative et sociale.
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