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L'Allemagne s'interroge : le « catcalling – Psst Psst » pourrait-il bientôt être un délit ?
Publié dans Tunisie Numérique le 02 - 01 - 2026


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En Allemagne, le fléau du harcèlement de rue refait surface sur le plan juridique. Bien que les gestes et propos à caractère sexuel indésirables soient monnaie courante pour de nombreuses femmes, ils n'entrent toujours pas dans le champ du droit pénal. Le parti social-démocrate (SPD), au pouvoir, entend combler ce vide législatif.
Actuellement, le Code pénal allemand – en particulier l'article 185 du StGB – sanctionne les « insultes », c'est-à-dire les expressions délibérées de mépris ou de dénigrement à l'égard de la dignité personnelle. Une action peut être punie d'une amende ou d'un emprisonnement allant jusqu'à un an.
Mais cette disposition ne couvre pas spécifiquement les « compliments déplacés », les sifflements, ou les remarques à caractère sexuel non sollicitées. Ces comportements, appelés « catcalling » dans les débats allemands, échappent donc aux sanctions prévues pour les infractions sexuelles, qui ciblent plutôt le contact physique non consenti ou les attouchements.
Selon la députée Sonja Eichwede du SPD, « des propos et gestes verbaux ou non verbaux à connotation sexuelle clairement non désirés » relèvent bien d'une violence à part entière. Elle explique que ces actes pèsent lourdement sur les victimes, les conduisant parfois à éviter certains lieux publics. Le ministère de la Justice, dirigé par la social-démocrate Stefanie Hubig, étudie actuellement les voies juridiques possibles pour combler cette lacune.
Cependant, l'opposition, menée par les conservateurs CDU/CSU, tout en reconnaissant l'ampleur du phénomène, juge que la voie pénale n'est pas nécessairement la solution idéale. Susanne Hierl, experte juridique pour la CDU/CSU, déclare que bien que ces comportements soient répugnants et fréquents, un nouveau projet de loi pénal n'est pas la manière la plus appropriée pour y répondre.
Le phénomène n'est pas nouveau. Déjà en 2019, la plateforme « Catcalls of Berlin » avait sensibilisé à travers des inscriptions sur le pavé des lieux de harcèlement. Une pétition déposée au Bundestag en 2020 via une étudiante avait recueilli plus de 70 000 signatures demandant la pénalisation des propos à caractère sexuel non souhaités.
Une étude réalisée en 2021 par l'Institut criminologique de Basse-Saxe (KFN) a fait apparaître que sur un échantillon d'environ 3 000 femmes environ 40 % déclaraient éviter certains lieux et 8 % disaient avoir changé leur façon de s'habiller à cause de ces comportements. Toutefois, aucune enquête officielle nationale ne donne encore une mesure exhaustive du phénomène en Allemagne.
Sur le plan juridique, des juges allemands ont jusqu'ici interprété très strictement l'insulte au sens du StGB. Une phrase à connotation sexuelle adressée à une jeune fille n'a pas été jugée comme une infraction pénale en 2017, tandis que des injures verbales traditionnelles pouvaient l'être.
Le professeur Mohamad El-Ghazi, spécialiste de droit pénal à l'université de Trèves, explique que « le droit pénal doit rester une mesure de dernier recours », plaidant plutôt pour « un travail éducatif dans les écoles et les familles ».
De son côté, l'Association allemande des femmes juristes (djb) estime que l'élargissement de l'interprétation actuelle de l'insulte pourrait être une option : « pour que des propos ou gestes à caractère sexuel non désirés soient reconnus comme des expressions de mépris ou de dédain envers une personne ».
Dans d'autres pays de l'Union européenne, la situation est différente :
– En Belgique, depuis 2014, le sexisme en lieux publics peut entraîner des poursuites.
– Au Portugal, depuis 2016, les « harcèlements verbaux sexuels » constituent un délit punissable d'amende voire de prison (jusqu'à un an).
– En France, en Espagne, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni (avec une loi adoptée en 2023 mais pas encore appliquée au Royaume-Uni) des cadres juridiques similaires sont en place ou en cours d'adoption.
Pour l'heure, le SPD espère faire passer une proposition de loi à la Bundestag lors de cette session législative. Sonja Eichwede assure que le ministère de la Justice se basera sur les expériences de ces pays voisins pour bâtir un texte.
Reste à voir si l'Allemagne franchira ce pas vers une reconnaissance juridique claire de l'« insulte sexuelle de l'espace public » — et comment seront conciliées liberté d'expression, seuils juridiques et protection effective des victimes.
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