The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Le président français Emmanuel Macron a confirmé, jeudi 24 octobre à Bruxelles, son soutien à l'interdiction des véhicules thermiques neufs à partir de 2035, tout en appelant à davantage de « flexibilité » pour préserver les emplois et la compétitivité industrielle en Europe. Lors de sa conférence de presse à l'issue du Conseil européen, le chef de l'Etat a estimé que l'objectif de 2035 restait "bon", car il « aligne les acteurs vers un même objectif » et « crédibilise les investissements » réalisés dans la filière électrique. Selon lui, reculer sur cette échéance reviendrait à affaiblir les ambitions industrielles européennes, notamment dans le domaine des batteries électriques, considérées comme un pilier stratégique du Pacte vert européen. « Si demain on abandonne l'objectif de 2035, oubliez les usines de batteries électriques européennes », a averti Macron. Un compromis entre transition écologique et emploi Alors que plusieurs constructeurs automobiles — notamment allemands et italiens — demandent un assouplissement du calendrier, Emmanuel Macron a appelé à « ouvrir des flexibilités » sans remettre en cause la trajectoire de décarbonation. « Ce qu'on veut, c'est décarboner notre industrie automobile au maximum pour 2035. Mais il faut être intelligent, garder nos emplois et éviter un couperet aveugle », a-t-il souligné. Ces « flexibilités » pourraient concerner l'introduction de solutions technologiques alternatives, comme les carburants synthétiques ou les hybrides rechargeables, destinées à accompagner la transition sans pénaliser les secteurs encore dépendants du moteur thermique. Une réévaluation prévue dès la fin de 2025 Le débat sur l'interdiction des moteurs à combustion s'est ravivé après les déclarations du chancelier allemand Friedrich Merz, qui a promis de « tout faire » pour lever l'interdiction. L'Allemagne milite pour l'intégration des e-fuels, une option soutenue par plusieurs constructeurs, mais rejetée par la France et l'Espagne, qui souhaitent maintenir la cohérence du plan européen. De son côté, la Commission européenne maintient le cap de 2035, tout en rappelant qu'une évaluation complète de la mesure et de ses impacts économiques est prévue en 2026. Toutefois, face aux pressions croissantes de l'industrie, Bruxelles pourrait accélérer cette révision avant la fin de l'année pour tenir compte des réalités du marché. Une question stratégique pour l'industrie européenne L'Union européenne ambitionne de devenir leader mondial de la voiture électrique, un objectif menacé par la concurrence asiatique, notamment chinoise. En France, les investissements publics et privés dans la filière automobile atteignent déjà plus de 10 milliards d'euros depuis 2020, avec plusieurs gigafactories de batteries en construction. Pour Emmanuel Macron, il s'agit désormais de trouver l'équilibre entre transition écologique ambitieuse et protection de l'emploi industriel, un défi majeur à l'approche des élections européennes de 2026. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!