The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Le Soudan ou le conflit fratricide oublié, entre deux généraux qui jadis se partageaient le pays mais que tout oppose maintenant. Un carnage de plus. Plus de 460 personnes ont été massacrées dans une maternité à El-Facher, une ville stratégique du Darfour conquise dimanche dernier par les paramilitaires. Les faits ont été rapportés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Le pouvoir accuse les Forces de soutien rapide (FSR, paramilitaires) d'avoir visé volontairement les mosquées et le Croissant-Rouge à El-Facher. «Les massacres continuent» d'après des images satellites scrutées par le Humanitarian Research Lab (HRL) de l'université Yale. Dans un communiqué émis hier mardi 28 octobre, des militants pro-démocratie avaient pointé les FSR pour la liquidation de blessés qui recevaient des soins dans l'hôpital qui loge la maternité saoudienne d'El-Facher. 5 bénévoles soudanais du Croissant-Rouge ont été abattus à Bara, ville du Kordofan-Nord administrée par les FSR depuis samedi, selon la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. La Croix-Rouge s'est dit «profondément choquée par les informations croissantes des médias, des sources publiques et des témoignages directs sur les atrocités horrifiantes et les souffrances immenses» des habitants d'El-Facher. «Plus de 2000 civils ont été tués au cours de l'invasion de la milice (des FSR) à El-Facher, ciblant les mosquées et les volontaires du Croissant-Rouge», a corroboré Mona Nour Al-Daem, en charge de l'aide humanitaire dans le gouvernement. Le passage frontalier d'Adré entre le Soudan et le Tchad «a été utilisé pour introduire des armes et du matériel pour les milices», a-t-elle ajouté lors d'une conférence de presse à Port-Soudan (est), siège actuel du pouvoir. Depuis qu'El-Facher est tombé après 18 mois de siège, les accusations de crimes atroces, documentés par une marée de vidéos insoutenables sur les réseaux sociaux, fusent de partout… Et systématiquement les combattants des FSR sont pointés du doigt. Déjà lundi dernier le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme mettait en garde contre le «risque croissant d'atrocités motivées par des considérations ethniques», un fléau endémique au Darfour. Rappelons les atrocités du début des années 2000, avec leurs lots de viols et razzias perpétrés par des milices arabes Janjawid dont sont issues les FSR. L'Union européenne a condamné la «brutalité» des paramilitaires et le ciblage «ethnique» de civils, après le «tournant dangereux» de la prise d'El-Facher. Le général Mohamed Daglo, grand rival du patron de l'armée Abdel Fattah al-Burhane, est à la tête des FSR. Il a domicilié au Darfour une administration parallèle, qui a la main sur tout l'ouest du Soudan et certaines zones du sud, avec ses alliés. Quant à l'armée régulière, elle contrôle le nord, l'est et le centre du troisième pays le plus grand d'Afrique. Les négociations de paix menées depuis plusieurs mois par le groupe du «Quad» (USA, Egypte, Emirats arabes Unis et Arabie saoudite) ne donnent rien jusqu'ici, chaque camp voulant régner sans partage dans tout le pays. Entre temps les tueries continuent.
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