The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté, jeudi 31 octobre 2025, la résolution 2797, réaffirmant son soutien à l'initiative marocaine d'autonomie présentée en 2007 pour le Sahara occidental, territoire disputé entre le Maroc et le Front Polisario, soutenu par l'Algérie. Le texte, rédigé par les Etats-Unis, a été approuvé par 11 pays sur les 15 membres du Conseil, tandis que la Russie, la Chine et le Pakistan se sont abstenus. L'Algérie, directement concernée par le dossier, n'a pas pris part au vote. La résolution prolonge également le mandat de la MINURSO (Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental) jusqu'au 31 octobre 2026. Dans un discours télévisé, le roi Mohammed VI a salué le vote onusien, annonçant que le Maroc actualisera et précisera les contours de son initiative d'autonomie, afin qu'elle devienne « le seul fondement des négociations » dans le cadre du processus politique mené par les Nations unies. Une proposition politique pour un règlement durable Présentée pour la première fois à l'ONU en avril 2007, l'initiative marocaine repose sur la conviction qu'un règlement politique négocié est la seule voie possible pour clore un conflit vieux de près d'un demi-siècle. Elle vise à instaurer un modèle d'autonomie régionale dans le cadre de la souveraineté marocaine, garantissant aux populations locales une large autonomie administrative, économique et culturelle. Cette approche, soutenue par plusieurs capitales occidentales, dont Washington, Paris et Madrid, met l'accent sur la réconciliation, la stabilité et la prospérité partagée dans la région. Les grandes lignes de l'autonomie proposée Le plan marocain accorde à la région saharienne des compétences étendues à travers des institutions locales : – Un parlement régional élu représentant les tribus et les habitants ; – Un gouvernement local dirigé par un président élu et investi par le roi ; – Des compétences en matière d'administration locale, d'éducation, de santé, de développement économique, de culture et de sécurité interne. Le texte prévoit également que la région dispose de ressources financières propres, issues des revenus locaux, de ses ressources naturelles et de transferts du budget national, garantissant ainsi son autonomie budgétaire et son développement durable. Les prérogatives régaliennes, comme la défense nationale, la diplomatie, la monnaie et les symboles de l'Etat, resteraient sous l'autorité du pouvoir central à Rabat. L'initiative met l'accent sur le respect des droits humains et l'égalité des citoyens, conformément à la Constitution marocaine et aux conventions internationales. Elle garantit aux habitants du Sahara les mêmes libertés fondamentales que le reste des citoyens marocains et prévoit la création de conseils économiques et sociaux régionaux pour renforcer la participation locale. Le Maroc propose également une amnistie générale pour les personnes impliquées dans le conflit et facilite le retour volontaire des réfugiés des camps de Tindouf, en Algérie. Un Conseil transitoire superviserait le désarmement et la réintégration des anciens combattants dans un climat de paix, de sécurité et de dignité. Enfin, Rabat appelle toutes les parties à saisir cette « opportunité historique » pour mettre fin au statu quo et relancer la coopération régionale au sein du Maghreb. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!