The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Le silence est d'or chez Benjamin Netanyahu, personne ne doit moufter, quelles que soient les horreurs commises au nom de la prétendue Défense d'Israël. En mars 2025 le patron de l'Agence israélienne de sécurité intérieure (Shin Bet) avait révélé publiquement – dans un rapport – les turpitudes du Premier ministre : les défaillances sécuritaires autour du 7-Octobre, les manipulations avec le Hamas, le traitement inhumain des prisonniers palestiniens, etc. Après un bras de fer épique avec Netanyahu, Ronen Bar a été poussé vers la sortie. La démocratie et l'Etat de droit ont perdu, dans la droite ligne du projet politique du gouvernement. Une autre affaire porte un grand coup aux idéaux de l'Etat hébreu. L'ex-Procureure générale de l'armée israélienne, Yifat Tomer-Yeroushalmi, est accusée d'avoir orchestré la fuite d'une vidéo sur des sévices insoutenables dans une prison de haute sécurité près de Gaza. La dame a été arrêtée illico. Les autorités arguent une interpellation dans le cadre d'une enquête sur des dysfonctionnements mais personne n'est dupe… En Israël il n'est pas rare que les ONG et activistes de la société civile dénoncent les incartades de leur gouvernement, et obtiennent même des victoires judiciaires ; mais pour d'autres ce militantisme a un prix. La démocratie a des limites et c'est Netanyahu qui les fixe. La responsable avait annoncé sa démission le vendredi 31 octobre 2025, et hier dimanche 2 dernier elle avait étrangement disparu. Silence radio durant plusieurs heures. On a finalement appris qu'elle a été mise derrière les barreaux, pas pour ce que les services clament officiellement, mais pour avoir ébruité des abus dans les prisons. Le 2 novembre tout le monde s'est mis à penser qu'elle a tenté de mettre fin à ses jours. Yifat Tomer-Yeroushalmi a finalement été débusquée sur une plage près de Tel-Aviv et arrêtée illico. Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, un extrémiste notoire, a annoncé qu'elle a été incarcérée et sous haute surveillance. Les enquêteurs fouillent partout pour trouver son téléphone portable, une mine d'informations. Les policiers veulent apporter la preuve qu'elle a bien fait fuiter des vidéos de sévices et d'abus sexuels au centre de détention de Sdé Teiman. Dans sa lettre de démission publiée vendredi 31 octobre par les médias elle admet que ses services ont bien mis en ligne ce film. Ce n'est pas tout, Mme Tomer-Yeroushalmi a reconnu que l'an dernier son administration a transmis à la presse des images montrant des soldats israéliens qui torturaient un détenu palestinien dans ce centre de détention militaire. D'après l'acte d'accusation, les soldats ont «agi contre le détenu avec une grande violence»… Ces sévices «ont causé de graves blessures physiques au détenu, notamment des côtes fracturées, un poumon perforé et une déchirure rectale interne». L'affaire remonte au 5 juillet 2024, lors d'une fouille durant laquelle le prisonnier a été amené dans une zone limitrophe de la prison, les yeux bandés, menotté aux mains et aux chevilles, d'après la même source. Depuis ce déballage la responsable est copieusement vilipendée par l'extrême droite, qui l'accuse d'avoir trahi la nation et terni l'image de Tsahal, comme si l'armée en était à ses premières exactions depuis 77 ans. Mais l'ex-Procureure générale de l'armée peut compter sur le soutien de l'opposition démocrate… Yifat Tomer-Yeroushalmi comparaîtra devant la justice ce lundi 3 novembre et sa détention provisoire devrait être prolongée. Un dossier politico-judiciaire de plus pour Netanyahu, le pire Premier ministre de l'histoire de l'Etat hébreu, pas uniquement pour les Palestiniens mais aussi pour ses propres concitoyens.
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