The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Petite cause grande conséquence, petite rumeur affolement général… En l'occurrence on parle d'un épineux dossier avec des incidences géopolitiques : le Sahara occidental et ses velléités d'indépendance, martelées depuis 50 ans. Google a été accusé d'avoir fait disparaître dans ses cartes la séparation entre le Maroc et ce territoire très disputé. Le géant américain a formellement démenti hier mardi 11 novembre la rumeur qui a agité la toile, notamment au Maroc et en Algérie… Le ténor mondial a déclaré que rien n'a bougé, que les pointillés symbolisant la démarcation entre le royaume et le Sahara occidental sont bien en place mais que les utilisateurs de Google Maps au Maroc ne peuvent pas les voir. Une astuce que l'américain a trouvée pour ne pas heurter les sujets de Sa Majesté Mohammed VI, vu la place centrale de ce dossier. La clameur est montée quelques heures après que le Conseil de sécurité de l'ONU a validé, pour la première fois, le plan marocain d'autonomie du Sahara occidental. Dans la clameur qui a suivi ce que les Marocains ont qualifié de « victoire historique » (la réalité est beaucoup plus nuancée) des internautes avaient noté la disparition de cette frontière… De nombreux médias locaux en avaient conclu que Google, dans la droite ligne de la résolution américaine, avait retouché son logiciel de cartes, itinéraires et géolocalisation. « Nous n'avons pas fait de changements (aux cartes du) Maroc et du Sahara occidental sur Google Maps« , a commenté une porte-parole du groupe américain, ajoutant que ce dernier s'en tient à sa doctrine sur les régions qui font l'objet de conflits. « Les gens qui utilisent Maps hors du Maroc voient le Sahara occidental et des pointillés« , alors que ceux « qui s'en servent au Maroc ne les voient pas« , a redit Google. Voilà, le géant aussi joue avec les nerfs des Marocains, comme un allié de Rabat, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Il lui arrive parfois, en personnage retors qu'il est, de mettre sous le nez des Marocains une carte où on voit bien en évidence la séparation entre le royaume et le Sahara occidental. Netanyahu le fait pour s'assurer du soutien indéfectible de Rabat, le premier à signer les Accords d'Abraham en 2020. Rappelons que le Sahara occidental a été une colonie espagnole jusqu'en 1975 et qu'il est contrôlé à 80% par le Maroc, il a un statut de territoire « non autonome » auprès des Nations unies. Depuis un demi-siècle les indépendantistes du Front Polisario, appuyés par l'Algérie, tentent d'imposer à Rabat un statu quo. Jusqu'ici le Conseil de sécurité, soucieux de ne pas fâcher un des belligérants, se bornait à faire pression sur le Maroc, le Polisario, l'Algérie et la Mauritanie pour renouer un dialogue au point mort depuis 2019. Une « solution politique réalisable, durable et mutuellement acceptable« , c'est ce que cherche la communauté internationale… Face au blocage persistant le président Donald Trump, qui ambitionne d'être le chantre de la Paix dans le monde entier, a sorti de son chapeau une résolution très favorable à Rabat et l'a posée sur la table du Conseil de sécurité de l'ONU. C'était sans compter sur l'activisme et le lobbying de la diplomatie algérienne. Le texte a été remanié en profondeur et des changements majeurs ont été introduits. Le document que les 15 membres du Conseil de sécurité ont épluché (11 l'ont voté, 3 se sont abstenus, Alger a refusé d'y participer) est très différent du plan proposé par le roi du Maroc en 2007. Même le principal promoteur de la résolution américaine, Massad Boulos, Haut-conseiller de Trump pour l'Afrique et le Moyen-Orient, a reconnu publiquement les inflexions greffées dans le texte voté à l'ONU. En résumé théoriquement le plan d'autonomie sous souveraineté marocaine est le chemin tracé pour le Sahara occidental, dans les faits cet immense territoire désertique riche en phosphate et aux eaux poissonneuses demeure un contentieux dont on est loin de voir le bout. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!