The liveblog has ended. No liveblog updates yet. L'Union européenne s'apprête à durcir rapidement le ton face au flot massif de marchandises chinoises à bas prix qui inondent le marché. La Commission européenne propose en effet de supprimer, dès le premier trimestre 2026, le seuil actuel de 150 euros qui permet aux colis importés dans l'UE d'être exonérés de droits de douane. U ne mesure initialement prévue pour 2028, mais que Bruxelles souhaite désormais avancer de deux ans. Une pression croissante de l'industrie européenne Dans une lettre adressée aux ministres des Finances des 27 Etats membres, le commissaire européen au Commerce, Maroš Šefčovič, justifie l'urgence de cette accélération. Selon lui, maintenir l'échéance à 2028 « ne correspond ni à l'urgence de la situation, ni à nos intérêts communs ». L'objectif affiché : protéger la compétitivité des entreprises européennes, vivement touchées par l'afflux massif de produits étrangers à bas coût. Le phénomène est spectaculaire : près de 4,6 milliards de petits colis arrivent chaque année dans l'Union européenne, une majorité en provenance de Chine. Cette explosion du commerce en ligne, dopée par les plateformes asiatiques, met à rude épreuve les fabricants et distributeurs européens, qui dénoncent une concurrence jugée déloyale. « Les industries européennes – en particulier les détaillants – réclament depuis longtemps la fin de cette distorsion de concurrence », rappelle Šefčovič. Plusieurs Etats membres ont même pris les devants : la Roumanie a récemment instauré une taxe nationale allant jusqu'à 5 euros sur certaines importations. Une réponse politique attendue Les ministres des Finances de l'UE se penchent ce jeudi sur la proposition de Bruxelles. Avant la réunion, le ministre néerlandais des Finances, Eelco Heinen, a estimé qu'il était temps de « freiner les envois chinois bon marché qui saturent le marché européen ». L'Union devra désormais harmoniser un calendrier commun et définir les futurs droits de douane fixes qui remplaceront l'exemption actuelle. L'objectif est de mettre fin à un système jugé dépassé et aisément contournable par certains expéditeurs internationaux. Pékin met en garde contre la « politisation » du commerce Interrogé à Bruxelles, l'ambassadeur de Chine auprès de l'UE, Fu Cong, n'a pas directement commenté la mesure, mais a mis en garde contre une montée des tensions commerciales. Il a appelé les Européens à éviter la « politisation » des enjeux économiques et à privilégier le dialogue. Selon lui, les frictions commerciales sont « inévitables », mais doivent être résolues dans un cadre « équitable, transparent et non discriminatoire ». Une bataille stratégique pour l'avenir du commerce européen En avançant d'un cran le calendrier, la Commission européenne veut envoyer un signal clair : l'UE refuse de rester passive face à l'évolution du commerce mondial, dominé par des géants du e-commerce capables d'expédier des millions de petites commandes à faible coût. Cette réforme marque un tournant dans la stratégie commerciale européenne et pourrait redéfinir les règles du jeu pour les plateformes internationales livrant en Europe. Les mois à venir seront cruciaux, tant pour les négociations entre Etats membres que pour les entreprises qui dépendent de ces flux d'importation. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!