The liveblog has ended. No liveblog updates yet. L'Agence nationale italienne de cybersécurité a accordé aux entreprises italiennes qui achètent des technologies ou des systèmes de cybersécurité provenant d'Israël huit points supplémentaires dans l'évaluation des appels d'offres publics, leur offrant ainsi un avantage notable sur leurs concurrents dans un secteur devenu stratégique pour l'Etat italien. Des économistes estiment que cette incitation officielle oriente le marché vers des fournisseurs issus de régions considérées comme fiables, notamment Israël. Ces incitations, entrées en vigueur au début du mois, ne se limitent toutefois pas à la coopération avec Israël. Elles concernent également les entreprises qui importent des produits numériques depuis les pays membres de l'OTAN, ainsi qu'un groupe d'Etats partenaires tels que l'Australie, la Corée du Sud, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la Suisse. En mai 2024, le gouvernement italien avait pourtant adopté une démarche inverse en présentant un projet de loi réservant les avantages et primes préférentielles aux entreprises collaborant uniquement avec des pays de l'Union européenne ou de l'OTAN, excluant ainsi Israël. Mais les récentes modifications du règlement de l'Agence nationale de cybersécurité ont rétabli la place d'Israël en tant que partenaire technologique de premier plan, même si la coopération entre les deux pays n'a pas été exempte de tensions. L'affaire dite « Paragon » avait en effet provoqué, en février dernier, une vive polémique dans les milieux politiques et médiatiques italiens. Il avait été révélé que des conversations privées de journalistes, d'activistes et d'hommes d'affaires italiens avaient été espionnées au moyen du logiciel « Gravity », développé par la société israélienne Paragon Solutions. En juin dernier, la commission parlementaire italienne de la sécurité (Copasir) avait annoncé la résiliation définitive du contrat avec l'entreprise, tandis que les enquêtes se poursuivent afin de déterminer les responsabilités dans cette opération d'espionnage. Sur le plan européen, le partenariat technologique entre Rome et Tel-Aviv a également été critiqué, après que la Commission européenne a proposé, en juillet dernier, de suspendre la participation d'Israël au programme « Horizon », doté d'un budget d'environ 95 milliards d'euros pour soutenir la recherche et l'innovation. La Commission fondait sa proposition sur les clauses de l'accord euro-israélien, qui conditionne la coopération scientifique au respect des normes relatives aux droits humains. Cependant, l'initiative n'a pas obtenu la majorité qualifiée nécessaire, l'Italie et l'Allemagne s'y étant opposées au motif qu'une exclusion d'Israël priverait ce pays d'investissements en recherche estimés à près de 200 millions d'euros. Un rapport de la fondation italienne pour la sécurité informatique (Clusit) indique par ailleurs que les cyberattaques visant des objectifs militaires et gouvernementaux italiens ont augmenté de 600 % durant le premier semestre 2025 par rapport à la même période de l'année précédente. L'Italie a également enregistré 10,2 % du total des cyberattaques mondiales au cours des six premiers mois de l'année, contre seulement 3,4 % en 2021. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!