The liveblog has ended. No liveblog updates yet. La visite effectuée hier par le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman aux Etats-Unis pourrait marquer un tournant majeur dans le dossier palestinien. Reçu à la Maison-Blanche par le président américain Donald Trump, le dirigeant saoudien a exprimé la volonté de son pays de rejoindre les Accords d'Abraham, à une condition centrale : que la solution à deux Etats entre la Palestine et Israël soit clairement définie, inscrite et garantie. Une démarche mûrement préparée Interrogé par Tunisie Numérique ce mercredi, l'ancien ministre et diplomate Ahmed Ounaies a souligné que cette visite « n'avait rien d'improvisé ». Selon lui, Riyad a longuement préparé cette initiative, fondée sur une vision stratégique et des consultations approfondies. « L'Arabie saoudite joue un rôle pivot aujourd'hui et le jouera davantage dans l'avenir. La direction saoudienne a démontré un sens élevé des responsabilités, tant à l'égard des intérêts arabes dans leur ensemble que vis-à-vis de la cause palestinienne », a indiqué Ounaies. Il estime que l'annonce formulée à Washington ouvre désormais la voie à une relance sérieuse du processus de la solution à deux Etats, après plus d'un siècle d'impasse depuis 1917. Le retour du "projet bourguibien" Selon le diplomate, la dynamique engagée pourrait même ressusciter la vision défendue par Habib Bourguiba dès les années 1960, fondée sur un compromis historique et sur la reconnaissance mutuelle. « Après cent ans de blocage, plusieurs Etats arabes ont fini par adhérer à cette approche, et il n'est pas exclu qu'elle puisse se concrétiser aujourd'hui à travers le rôle de Mohammed ben Salman », affirme-t-il. Un engagement saoudien strictement conditionné Ahmed Ounaies insiste : Riyad ne rejoindra les Accords d'Abraham qu'à une condition inébranlable — la reconnaissance officielle de l'Etat de Palestine. Sans cela, « l'Arabie saoudite ne fera pas le premier pas ». Toute initiative de normalisation, explique-t-il, comporte des concessions susceptibles d'être critiquées par certains acteurs. Mais il rappelle que si les pays du Machrek et du Golfe avaient adopté plus tôt la vision bourguibienne confirmée par la résolution de l'Assemblée générale de l'ONU de novembre 1947, « cent ans auraient pu être gagnés dans l'histoire politique de la région ». Vers un consensus arabe autour de la solution à deux Etats ? Concernant l'attitude des autres pays arabes, Ounaies se montre optimiste : « Il est probable que tous les Etats arabes finissent par accepter la solution à deux Etats. C'est l'option la plus réaliste. L'approche du "tout ou rien" n'est plus tenable et relève d'une forme d'excès politique. » Pour lui, la visite du prince héritier à Washington, et les positions affirmées à cette occasion, pourraient ouvrir la voie à une nouvelle séquence diplomatique au Moyen-Orient, où un horizon de paix — longtemps perçu comme utopique — pourrait devenir envisageable. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!