The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Au Maroc, la filière boulangerie-pâtisserie traverse l'une des crises les plus préoccupantes de ces dernières années. Entre la flambée des coûts, la pression sur les marges et une concurrence jugée déloyale, les professionnels redoutent un scénario que redoutent les ménages : une hausse du prix du pain dans les trois prochains jours si rien n'est fait. Les premiers signaux d'alerte sont clairs. Les prix des matières premières – particulièrement la farine – ont pris l'ascenseur, tout comme les coûts de l'énergie. Résultat : de nombreuses boulangeries fonctionnent désormais « avec des marges minimes » ou accumulent « des pertes successives », confie un acteur du secteur. Pour certains établissements, la situation est devenue intenable : « La boulangerie ne peut plus couvrir ses dépenses quotidiennes », avertit un professionnel cité par le quotidien Al Akhbar. Face à ces tensions, la Fédération marocaine des boulangeries et pâtisseries réclame l'ouverture d'un dialogue national urgent, réunissant l'ensemble des acteurs publics et privés. Objectif : bâtir une feuille de route capable de sauver un secteur essentiel à l'équilibre économique et social du pays. Parmi les revendications prioritaires figure la réforme du système de distribution de la farine, accusé d'être opaque et inefficace. La Fédération demande l'élaboration d'un cahier des charges spécifique pour la farine destinée à la boulangerie, l'apposition d'une étiquette technique obligatoire sur les sacs, ainsi que la transition vers des emballages en papier, considérés comme plus sûrs et respectueux de la qualité sanitaire. Les professionnels appellent également à l'adoption de normes strictes de qualité et de sécurité alimentaire, à des programmes de formation et de professionnalisation, et à un soutien de l'Etat sous forme d'allègement fiscal ou d'aides directes pour amortir la hausse des coûts. Pour la Fédération, le constat est sans appel : le modèle actuel ne tient plus. Seule une réforme globale permettra d'assurer la viabilité économique des boulangeries tout en maintenant le pain à un prix accessible pour les consommateurs, un enjeu d'autant plus sensible qu'il touche directement le quotidien des ménages. À défaut de mesures rapides, le pain – produit emblématique, central dans l'alimentation marocaine – pourrait devenir un marqueur de tension sociale. Le compte à rebours est enclenché. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!