The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Le couteau sous la gorge, littéralement, dans cette nouvelle donne géopolitique portée par le président américain où seule la force brute et les intérêts pécuniaires ont droit de cité. Pas une once d'idéal de justice, de valeur universelle, de morale, de vertu. Rien. Donald Trump a fixé un ultimatum à l'Ukraine et il est très court : elle a jusqu'à ce jeudi, le 27 novembre 2025, pour avaler la ciguë. Un pseudo Plan de Paix négocié en catimini avec son « ami » Vladimir Poutine, et qui par conséquent n'exige rien à Moscou et demande à l'Ukraine de capituler sur toute la ligne. Kiev devra faire une croix définitivement sur ses territoires qu'il a défendus au prix du sang et que l'armée russe n'est pas parvenue à conquérir intégralement ; l'Ukraine devra rogner de moitié son armée, la plus aguerrie d'Europe ; elle devra enterrer définitivement son rêve d'OTAN ; idem pour les missiles à longue portée, les troupes européennes pour veiller sur le respect du cessez-le-feu et l'intégrité de l'Ukraine… Tout au plus il y aura une petite fenêtre sur l'adhésion à l'Union européenne et des avions de combat de l'Alliance atlantique postés en Pologne pour garder l'oeil, de très loin, sur un homme qui n'a jamais respecté un accord de toute sa vie, Poutine. Le président américain veut que Volodymyr Zelensky lui emballe tout ça avant la fête de Thanksgiving, pour qu'il déguste tranquillement sa dinde en rêvant du prochain Prix Nobel de la Paix. Et au Diable tout le reste. Si Kiev ne se plie pas aux injonctions de la Maison Blanche il peut dire Adieu au soutien militaire américain. Trump a martelé ce vendredi dans une interview que la fête de Thanksgiving est une date butoir «adéquate» pour valider son fameux Plan de règlement du conflit. «J'ai eu beaucoup de dates butoirs et quand les choses vont bien, la tendance est de repousser les dates butoirs. Mais jeudi est, nous pensons, un moment adéquat», a osé dire le républicain sur Fox News Radio. Le président américain en a rajouté une louche en assénant que si les Ukrainiens n'obtempèrent pas de toute façon ils perdront très rapidement les territoires qu'ils devaient céder si ce plan était acté. Donc autant capituler tout de suite. Le même narratif servi par le président russe dans la soirée de ce vendredi – tiens donc -, et avant lui par son porte-voix Dmitri Peskov… C'est peu ou prou les mêmes expressions débitées par Trump, et le Kremlin ose dire qu'il n'est pas vrai du tout que ce plan de 28 points a été négocié sous la table, ils n'auraient évoqué que «les grandes lignes» ; les Américains auraient même demandé aux Russes de «faire certains compromis, de faire preuve de souplesse». Mais voyons. Bref, on vous épargne la logorrhée insipide de Moscou, venons-en à la réplique de Zelensky face à la requête de Trump-Poutine : le plan américain ne propose rien d'autre qu'«une vie sans liberté, sans dignité, sans justice. Et qu'on croie à celui qui a déjà attaqué deux fois [la Russie] (…) Je présenterai des arguments, je persuaderai, je proposerai des alternatives (…) Je ne trahirai jamais (…) mon serment de fidélité à l'Ukraine». Les dirigeants européens et le secrétaire général de l'ONU se rangent derrière cette ligne, celle du droit international. Il ne pouvait en être autrement. Au moins sur ce plan l'honneur des Européens est sauf, eux qui ont louvoyé et lambiné durant presque 4 ans, qui ont manqué de courage physique pour aider l'Ukraine à gagner sa guerre. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!