The liveblog has ended. No liveblog updates yet. La politique migratoire américaine prend une dimension internationale. Selon une enquête du New York Times, l'administration Trump a demandé à ses ambassadeurs en Europe, au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande d'exercer une pression directe sur les gouvernements hôtes afin d'adopter des mesures plus strictes contre l'immigration. U ne démarche inédite qui alimente les tensions diplomatiques et relance les accusations d'ingérence américaine dans les politiques intérieures européennes. Cette orientation s'inscrit dans le discours très offensif porté par la Maison-Blanche depuis le retour de Donald Trump au pouvoir. En février dernier, le vice-président JD Vance avait déjà donné le ton : « Nous ne pouvons pas reconstruire la civilisation occidentale en laissant entrer des millions de migrants illégaux non contrôlés », reprenant une rhétorique centrale du trumpisme. Un câble diplomatique révélateur de la stratégie américaine Selon les informations du New York Times, un câble transmis par Washington à ses ambassadeurs exigeait que les diplomates : * dialoguent régulièrement avec les gouvernements des pays où ils sont en poste, * fassent part des inquiétudes américaines concernant les crimes violents imputés à des migrants, * et insistent sur les risques que ces phénomènes feraient peser sur la cohésion sociale et la sécurité publique. La note diplomatique appelait explicitement à un suivi détaillé. Chaque ambassadeur devait transmettre à Washington un rapport complet sur : la criminalité liée aux immigrés, la réponse gouvernementale et les pistes de réforme permettant, selon la Maison-Blanche, de « défendre la souveraineté nationale et d'assurer la sécurité des communautés locales ». Une pression politique qui interroge les capitales européennes Si Washington présente cette démarche comme une coopération en matière de sécurité, plusieurs observateurs y voient une tentative d'exporter le modèle politique trumpiste vers les autres pays occidentaux. La question se pose avec d'autant plus d'insistance que les Etats-Unis ont multiplié, ces derniers mois, les signaux en direction de leaders nationalistes européens. L'administration américaine a publiquement affiché sa proximité avec Geert Wilders aux Pays-Bas, le parti AfD en Allemagne, et Marine Le Pen en France. Pour certains analystes, la stratégie américaine vise à renforcer les partis d'extrême droite en Europe, afin de créer un bloc occidental aligné sur les positions trumpistes en matière d'immigration, d'identité et de sécurité. Des risques diplomatiques importants Cette pression insistante de Washington intervient dans un contexte européen déjà marqué par : * une montée des votes nationalistes, * des débats internes sur le durcissement des politiques migratoires, * et une sensibilité accrue à toute forme d'ingérence étrangère. Si plusieurs gouvernements européens pourraient être réceptifs à ces discours, d'autres considèrent qu'il s'agit d'un débordement diplomatique susceptible de fragiliser les relations transatlantiques. Pour l'heure, aucune capitale européenne n'a officiellement réagi au câble révélé par le New York Times. Mais cette démarche risque de raviver un débat majeur : les Etats-Unis doivent-ils influencer les politiques migratoires européennes – ou respectent-ils seulement leur propre doctrine sécuritaire ? Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!