The liveblog has ended. No liveblog updates yet. La jeune Marocaine Chaimae El Grini, dont la traversée à la nage vers Ceuta avait enflammé les réseaux sociaux et suscité un vif débat au Maroc, est finalement rentrée au pays après une année passée en Espagne. Celle que certains médias avaient surnommée « la harraga la plus virale » livre aujourd'hui un témoignage fort, destiné à dissuader les jeunes tentés par l'immigration clandestine. Après avoir vécu principalement à Barcelone, Chaimae affirme avoir pris la décision de revenir pour des raisons personnelles profondes, notamment son attachement à sa famille. « J'avais un avenir devant moi et une famille derrière moi, et j'étais dans une situation où je ne pouvais ni continuer ni rester comme j'étais », explique-t-elle dans un entretien accordé à Lalla Moulati. Son retour s'est fait de manière volontaire : elle s'est présentée elle-même aux autorités à la frontière de Ceuta. Côté marocain, les procédures ont duré trois jours, comprenant une période de détention suivie d'une présentation devant le tribunal de Tétouan. Chaimae décrit une réalité européenne bien loin des illusions entretenues sur les réseaux sociaux. Pendant un an à Barcelone, elle n'a pu travailler que deux mois, faute de papiers. Elle raconte avoir survécu grâce à des contenus diffusés en ligne, tout en subissant une précarité constante. « Sans papiers, tout est difficile, et pour n'importe quelle chose, on te demande quelque chose en échange », déplore-t-elle. La jeune femme évoque également sa crainte de « finir sur une mauvaise voie », comme beaucoup d'autres jeunes poussés à accepter l'inacceptable pour survivre. Elle insiste aujourd'hui sur l'importance de ne pas céder à la tentation du départ irrégulier : « Ne risquez pas votre vie, ne vous jetez pas à la mer. La mer est très dangereuse ». Elle regrette que sa propre vidéo virale ait pu être interprétée comme une incitation, assurant qu'elle ne montrait que la fierté d'avoir échappé à la mort ce jour-là. De retour auprès de sa famille, Chaimae affirme vouloir tourner la page, reconstruire sa vie au Maroc et mettre en garde les autres jeunes face aux risques mortels de l'immigration clandestine. Pour elle, le retour représente avant tout un soulagement et l'occasion de retrouver stabilité et dignité, loin des illusions qui ont poussé tant de jeunes à emprunter des voies dangereuses vers l'Europe. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!