The liveblog has ended. No liveblog updates yet. À l'occasion de la Journée internationale des droits de l'Homme, célébrée ce mardi 10 décembre, le mouvement GenZ212 revient au premier plan de l'actualité marocaine. Le Comité national de soutien aux familles des victimes a choisi cette date hautement symbolique pour relancer la mobilisation et dénoncer ce qu'il présente comme une année marquée par la répression, les arrestations arbitraires et l'absence de justice équitable. Des rassemblements sont prévus dans plusieurs villes du pays, sous le slogan : « Vérité et justice pour les martyrs de Leqliaa et liberté pour tous les détenus de GenZ ». Un mot d'ordre qui traduit à la fois colère, détermination et volonté de ne pas laisser l'affaire de Leqliaa sombrer dans l'oubli. Des accusations lourdes autour des événements de Leqliaa Au cœur du communiqué du comité figure une accusation particulièrement grave : l'usage de « munitions réelles » à Leqliaa, imputé directement à la Gendarmerie royale. Selon les militants, ces événements auraient coûté la vie à des civils, faisant de ce dossier un point de rupture entre les autorités et une partie de la jeunesse mobilisée. Le bilan dressé par le comité est sombre. Il évoque une année marquée par : * des arrestations visant de simples citoyens ayant exprimé leurs opinions, * un durcissement de la répression, * des procédures judiciaires jugées opaques et non conformes aux standards du procès équitable. L'appareil judiciaire au centre des critiques L'organisation dénonce ce qu'elle qualifie de dérives généralisées dans la gestion des dossiers liés au mouvement. Elle cite notamment : * des violences lors des arrestations, * des conditions de détention qualifiées d'« inhumaines », * des pressions sur les prévenus pour signer des déclarations sans les lire, * des jugements rendus sans garanties suffisantes pour la défense. Le comité réclame ainsi la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus affiliés à GenZ212. Un mouvement qui se dit pacifique malgré les débordements de septembre Cette nouvelle vague de mobilisation intervient après les événements de fin septembre, marqués par des actes de vandalisme dans certaines localités. Face aux critiques, GenZ212 rejette toute responsabilité dans ces débordements et attribue ces violences à des « éléments isolés ». Le mouvement insiste sur sa vocation pacifique, affirmant se battre avant tout pour les ménages à faible revenu, qu'il estime exclus des politiques publiques et laissés pour compte dans un contexte social tendu. Une rue marocaine sous tension symbolique Choisir le 10 décembre n'est pas anodin : le Comité de soutien entend rappeler que les droits humains, la justice et la liberté d'expression doivent rester au cœur du débat national. GenZ212, qui s'est imposé comme l'un des mouvements sociaux les plus commentés de l'année, espère que cette mobilisation nationale pèsera dans le débat public et relancera l'examen des événements de Leqliaa, qu'il considère comme un dossier emblématique des dérives dénoncées. Reste à savoir si ces rassemblements permettront d'ouvrir un dialogue ou s'ils raviveront les tensions déjà palpables entre autorités, militants et citoyens. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!