The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Dénoncer, s'indigner, jouer son rôle citoyen d'objecteur de conscience, quel qu'en soit le coût médiatico-politique, c'est le credo de la France insoumise (LFI). C'est la posture de son leader Jean-Luc Mélenchon, contre vents et marées ; c'est aussi celle de ses lieutenants. Dernièrement le député Antoine Léaument a pris, à deux reprises, une position très courageuse sur l'islamophobie dans l'Hexagone, un mal qui ronge le pays et a dépassé le stade de l'épiphénomène. C'est au tour de l'infatigable cheffe de file des députés LFI, Mathilde Panot, qui est de tous les combats, de relater dans une vidéo des drames humains indignes de la République et de ses idéaux. « Alerte. Nouveau scandale d'islamophobie, cette fois-ci au sein des hôpitaux de Paris. Dans la France de Macron, on connaissait déjà en une année trois assassinats islamophobes qui ont été perpétrés : Djamel Bendjaballah, Hichem Miraoui et Aboubakar Cissé. On connaissait déjà un ministre de l'Intérieur, Monsieur Retailleau, qui pourtant responsable des Cultes, avait osé crier : 'À bas le voile !' devant des milliers de personnes. On sait qu'il y a eu deux sondages par écran de veille qui présentaient l'ensemble des musulmans comme des terroristes. Une commission d'enquête Wauquiez, des propositions de loi qui proposent d'interdire le voile aux mineures, ou encore qui proposent cette idée absolument absurde d'interdire de faire le Ramadan aux jeunes, comme si on allait mettre de la police dans les cantines scolaires pour savoir si des jeunes pratiquaient le Ramadan ou non. Et bien, nous avons un nouveau scandale d'islamophobie, cette fois-ci au sein des hôpitaux de Paris, qui a été révélé par Mediapart. En novembre, une infirmière qui travaillait depuis pourtant 7 ans à l'APHP, aux hôpitaux de Paris, qui s'appelle Majdouline, a été licenciée pour le port du calot. Le calot, c'est un bonnet qu'on met souvent dans le milieu hospitalier et dans le bloc opératoire, et que portent nombre de soignants… Or, Majdouline a été licenciée parce qu'elle porterait un signe religieux ostensible, alors que le calot est porté par nombre de soignants, n'a rien à voir avec un signe religieux, encore moins prosélyte, et a donc été licenciée pour un motif complètement fallacieux sous prétexte de laïcité, avec l'idée qu'elle serait perçue comme musulmane. Selon le syndicat Sud Santé, cette chasse au couvre-chef concerne des centaines de soignants à la fois dans les hôpitaux de Paris, mais aussi à Marseille, à Lyon ou à Rennes… Avec des choses absolument absurdes puisque non seulement c'est discriminatoire pour les personnes concernées, avec des soignants qui bien souvent sont salués pour leur professionnalisme et qui sont licenciés du jour au lendemain, mais en plus des conséquences très concrètes pour la santé puisque Sud Santé dénonce par exemple la fermeture d'un service pédiatrique parce que des lits ont dû fermer du fait du licenciement de deux soignantes, là aussi, pour le port du calot. C'est très grave ce qui est en train de se passer, non seulement c'est un dévoiement de la laïcité dont je rappelle que la laïcité est d'abord la liberté de conscience et de culte dans notre pays, pas la chasse aux musulmanes dans ce pays. Mais en plus de cela, cela met en danger notre système de santé puisqu'il manque, je le rappelle, dans les hôpitaux, selon la Fédération hospitalière de France, 15 000 infirmiers et infirmières dans notre pays. Cette chasse aux musulmans et aux musulmanes doit cesser immédiatement. D'autant plus que la Défenseure des droits vient de montrer que dans les 5 dernières années, un tiers des personnes de confession musulmane dans ce pays ont d'ores et déjà été victimes d'islamophobie. Et on monte même à 38% lorsqu'il s'agit des femmes musulmanes de ce pays à qui on ne cesse de dire comment elles doivent se vêtir, comment elles doivent se comporter… Et c'est absolument insupportable dans une République. Evidemment, les insoumis seront toujours présents pour nommer, dénoncer l'islamophobie et nous continuerons évidemment à la rentrée, car la droite dite « républicaine » n'a pas seulement inventé une commission d'enquête pour stigmatiser encore une fois les musulmans et les musulmanes de ce pays, mais a décidé de mettre des textes islamophobes dans sa niche parlementaire, sa journée réservée le 22 janvier. Evidemment, les insoumis y seront pour battre ce texte et nous apportons tout notre soutien à Majdouline, à l'ensemble des soignants et soignantes concernés. Nous ne laisserons pas faire. »
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