The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Les Etats-Unis accélèrent leur stratégie d'aide à la santé en Afrique avec de nouveaux mémorandums d'entente signés le 23 décembre 2025. Ces accords, conclus avec Madagascar, la Sierra Leone, le Botswana et l'Ethiopie, portent sur un montant global de 2,3 milliards de dollars sur cinq ans, dont 1,4 milliard financés par Washington et 900 millions par les pays partenaires. Cette initiative prolonge un cadre lancé début décembre avec le Kenya, le Rwanda et l'Ouganda, caractérisé par des objectifs précis et des mécanismes de suivi stricts. Nouveaux partenaires dans le viseur américain Madagascar intègre ce dispositif alors que son budget santé pour 2026 ne représente que 5,4 % des dépenses publiques, contre 6,5 % précédemment, bien en deçà des 15 % prévus par la Déclaration d'Abuja. La Sierra Leone, le Botswana et l'Ethiopie s'engagent, de leur côté, à mobiliser des ressources nationales afin de cofinancer ces projets, renforçant ainsi l'implication locale dans la lutte contre les maladies infectieuses et le renforcement des systèmes de santé. Washington impose des calendriers d'exécution rigoureux et des sanctions en cas de non-respect, transformant l'aide en un partenariat contraignant. Un modèle axé sur les résultats tangibles Ce format rompt avec les pratiques antérieures en exigeant des effets mesurables et en limitant les financements à des accords directs entre gouvernements. Depuis 2001, les Etats-Unis ont investi plus de 175 milliards de dollars dans l'aide sanitaire mondiale, souvent critiquée pour avoir généré des systèmes parallèles peu durables. Le département d'Etat américain privilégie désormais une réduction progressive de sa part financière au profit d'un cofinancement accru, marginalisant les organisations non gouvernementales ainsi que les mécanismes multilatéraux traditionnels. Réduction de la dépendance structurelle L'Afrique devient le principal laboratoire de cette approche, avec sept pays déjà impliqués et la perspective d'en intégrer d'autres si les engagements institutionnels sont respectés. Pour Madagascar, ces financements compensent partiellement les récentes coupes budgétaires, permettant d'améliorer l'accès aux soins dans un contexte de ressources limitées. Les partenaires africains acceptent ces conditions de sécurisation d'investissements massifs, tout en assumant une responsabilité accrue dans la gestion des ressources. Washington consolide ainsi sa présence en matière de santé publique sur le continent, en favorisant des partenariats bilatéraux plus exigeants et davantage orientés vers l'autonomie des bénéficiaires. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!