The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Une tendance qui se confirme et même mieux : le Maroc, vraisemblablement, a brisé le cycle infernal de la sécheresse grâce à une saison des pluies exceptionnelle. La dernière fois qu'on a pris le pouls des réserves des barrages on en était à 43,9%, les dernières nouvelles sont encore plus réjouissantes pour une économie dans laquelle le secteur agricole pèse très lourd. Avec des précipitations excédentaires de 95% en comparaison avec l'an dernier et une couverture neigeuse record le royaume sort la tête de l'eau, sans mauvais jeu de mots. L'histoire ne nous dit pas si cet état de grâce perdurera cette année et surtout les prochaines car, on le sait, il n'y a rien de plus capricieux que la manne céleste, surtout en ces temps de changement climatique. Mais chaque chose en son temps. Pour le moment ce qui capte l'attention c'est le taux de remplissage des barrages, il se situe à 46% au 12 janvier 2026, contre 28% à la même période en 2025. Le volume global des quantités stockées par les ouvrages hydrauliques est monté à 7,7 milliards de mètres cubes, a précisé le ministre de l'Equipement et de l'Eau, Nizar Baraka, devant les parlementaires. Les précipitations enregistrées depuis le début de la saison hydrologique ont haussé sensiblement les ressources en eau du Royaume, a ajouté le ministre lors de la séance des questions orales à la Chambre des représentants hier lundi… Depuis le 1er septembre 2025 et jusqu'au 12 janvier 2026, le pays a recensé des précipitations cumulées de 108 mm, beaucoup plus que les précédentes années. D'après M. Baraka cette quantité représente un excédent de 95% par rapport à la même période de l'an dernier et un surplus de 17,6% comparé à la moyenne habituelle. Le ministre en a conclu que le royaume s'est extirpé de la sécheresse cyclique qui a émaillé les dernières années. Le responsable a rappelé qu'une année est déclarée sèche quand le niveau moyen des précipitations est inférieur de plus de 20% à la normale, le Maroc affiche présentement un solde positif par rapport à ce référentiel climatique. À ces pluies se greffent des chutes de neige «exceptionnelles», par la surface couverte mais aussi par l'intensité… Dans certaines zones montagneuses dépassant les 2500 mètres d'altitude les surfaces couvertes par la neige ont culminé à 55 495 km2, un chiffre sans précédent, avec des pics oscillant entre 1 et 2 mètres par endroits. Cette situation a eu un impact direct sur les apports hydriques. Le taux de remplissage des barrages est passé de 31% le 12 décembre 2025 à 46% au 12 janvier 2026, ce qui fait un volume global de 7,7 milliards de mètres cubes. À la même période de l'an dernier ce taux n'excédait pas 28%. Les ouvrages hydrauliques ont stocké 3,5 milliards de mètres cubes d'eau de plus depuis le 1er septembre 2025, dont 3,1 milliards captés durant le dernier mois, entre décembre et janvier. Par ailleurs sur les 8 bassins hydrauliques du Maroc seuls 2 présentent encore des niveaux problématiques, de nombreux barrages affichent des taux de remplissage oscillant entre 80% et 100%. Les autorités ont même ordonné des vidanges partielles sur 37 barrages qui ont excédé leur seuil maximal de retenue. L'embellie est telle que le Maroc a sécurisé l'équivalent d'une année de consommation d'eau potable à l'échelle nationale pour anticiper toute tension sur les ressources hydriques dans un futur proche. Toutefois cela ne change en rien le volontarisme des services de l'Etat en matière de politique hydraulique… Le ministre a déclaré qu'il n'y aura pas de pause dans le méga programme de dessalement de l'eau de mer, dans plusieurs zones du pays, notamment à Nador et Driouch pour l'Oriental, ainsi qu'à Tanger. De nouveaux projets seront impulsés dès l'année prochaine à Tiznit, Guelmim, Tan-Tan et Rabat. A côté de ça le chantier du transfert interbassins suit son cours conformément aux directives royales. Le raccordement entre les bassins du Sebou, de Bouregreg et de l'Oum Er-Rbia pour mieux ventiler les excédents hydriques se fera en 2026. Pas de temps mort également dans la réalisation des grands barrages, 14 unités sont en cours de construction, dont 5 devraient être finalisées durant l'année 2026. Il y aura par ailleurs 155 petits barrages et barrages collinaires, dont 40 sont déjà fonctionnels et 40 autres seront inaugurés cette année. Le reste du programme sera concrétisé en 2027. Pour finir le ministre a évoqué le projet de liaison entre le barrage de Khroufa et celui d'Oued El Makhazine. Des écueils techniques ont plombé la progression du chantier, scotchant le taux de réalisation à 24% ; mais un dispositif est sur les rails pour débloquer les travaux et répondre rapidement aux attentes des populations. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!