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Conseil de paix de Trump : une pluie de promesses... et une tempête de critiques
Publié dans Tunisie Numérique le 02 - 01 - 2026


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Voici le résumé de la première réunion du "Conseil de paix" (Board of Peace) lancé par Donald Trump, tenue le 19 février 2026 à Washington, à l'Institut des Etats-Unis pour la paix.
Qui était présent
Côté américain (au premier rang)
Donald Trump (président), entouré notamment du vice-président J.D. Vance et du secrétaire d'Etat Marco Rubio.
Des intervenants/figures associées au dispositif, dont Jared Kushner (mentionné dans la couverture AP) et des responsables liés au volet sécuritaire (force de stabilisation).
Délégations étrangères
Près de 50 pays étaient représentés (membres + observateurs), avec 27 Etats "membres" annoncés.
Liste des pays membres (27) : Albanie, Argentine, Arménie, Azerbaïdjan, Bahreïn, Bulgarie, Cambodge, Egypte, El Salvador, Hongrie, Indonésie, Israël, Jordanie, Kazakhstan, Kosovo, Koweït, Mongolie, Maroc, Pakistan, Paraguay, Qatar, Arabie saoudite, Turquie, Emirats arabes unis, Ouzbékistan, Vietnam.
Observateurs (dont Union européenne, Allemagne, Royaume-Uni, Japon, Inde, Italie, etc.).
Reuters cite, parmi les dirigeants/hauts responsables visibles à la tribune, Prabowo Subianto (Indonésie), Edi Rama (Albanie), Adel Al-Jubeir (Arabie saoudite), Ilham Aliyev (Azerbaïdjan), Ayman Safadi (Jordanie), et mentionne aussi la présence du président paraguayen Santiago Peña.
Présence remarquée aussi : Gianni Infantino, président de la FIFA, associé à une annonce de contribution.
Déclarations et promesses annoncées
1) Argent : annonces massives... et questions de financement
Trump a annoncé une contribution américaine de 10 milliards de dollars pour la reconstruction/relief à Gaza, mais plusieurs médias soulignent l'incertitude sur l'aval du Congrès et les modalités.
Il a aussi déclaré que neuf pays avaient promis plus de 7 milliards de dollars au total. TIME détaille les contributeurs cités par Trump : Kazakhstan, Azerbaïdjan, Emirats arabes unis, Maroc, Bahreïn, Qatar, Arabie saoudite, Ouzbékistan, Koweït.
Toujours selon TIME, il a été question d'un objectif additionnel de levée via l'ONU (mention d'un effort de collecte) et d'un apport de la FIFA annoncé à 75 millions de dollars.
2) Sécurité : "force de stabilisation" et police
Une Force internationale de stabilisation a été présentée : le général Jasper Jeffers a indiqué que l'Indonésie, le Maroc, le Kazakhstan, le Kosovo et l'Albanie s'engageaient à fournir des troupes, tandis que l'Egypte et la Jordanie participeraient à la formation de la police.
3) Message politique : le Conseil veut "dépasser" Gaza... et "surveiller" l'ONU
Trump a déclaré que le Conseil de paix pourrait "regarder par-dessus" l'Organisation des Nations unies et contribuer à la "renforcer", formulation qui a immédiatement nourri les critiques sur une structure parallèle.
Reuters rapporte aussi des piques contre des alliés absents ("ils jouent les malins / playing cute") et l'idée que le Conseil pourrait gagner en importance au point d'éclipser l'ONU.
4) Iran en arrière-plan
Le dossier iranien a plané sur la réunion : TIME mentionne des avertissements et une posture militaire accrue évoquée pendant la séquence.
Les critiques dans la presse internationale
Risque de contournement de l'ONU
Reuters souligne que des critiques estiment que le Conseil de paix risque d'interférer avec le travail de l'ONU.
Une autre dépêche Reuters rapporte des critiques plus techniques : experts et Etats membres jugeant l'initiative problématique (jusqu'à la qualifier de modèle "colonial" dans son inspiration), notamment sur la gouvernance de Gaza et la représentation.
Manque de clarté, "show" et personnalisation
Reuters décrit une réunion très marquée par le style Trump (flatteries, mise en scène), avec une diplomatie parfois reléguée derrière la communication.
La presse anglo-saxonne a aussi pointé un lancement riche en annonces mais pauvre en détails concrets et en mécanismes de redevabilité (comment l'argent est géré, qui décide, qui contrôle).
Question centrale non résolue : désarmement et faisabilité
Plusieurs articles relèvent que l'architecture annoncée suppose des conditions politiques lourdes (dont la question du désarmement du Hamas et de la gouvernance) et que l'exécution paraît, à ce stade, incertaine.
Absences et malaise chez des alliés occidentaux
Reuters indique que des alliés clés ont décliné l'invitation à rejoindre le forum.
TIME relève un backlash en Europe, avec des réserves sur une structure qui bouscule l'ordre multilatéral traditionnel.
Accrocs diplomatiques et polémiques
Reuters rapporte que Trump s'est vanté d'avoir "forcé" des pays à faire la paix via des menaces de droits de douane — l'Inde a démenti.
Reuters rapporte aussi un épisode révélateur des tensions autour de l'événement : la Biélorussie affirme ne pas avoir pu venir faute de visas, mettant en doute la crédibilité du format.
FAQ : C'est quoi cette initiative pour Gaza de Donald Trump et quoi elle sert?
L'initiative dont il est question, c'est le « Board of Peace » (souvent traduit par Conseil de paix), un forum international lancé par Donald Trump pour piloter — au moins au départ — l'après-guerre à Gaza (reconstruction, aide humanitaire, dispositif de sécurité), avec l'ambition affichée d'élargir ensuite son champ à d'autres conflits.
À quoi ça sert, concrètement ?
Coordonner et financer la reconstruction de Gaza via un fonds annoncé lors de la première réunion (19 février 2026) : Trump a parlé de 7 milliards de dollars $ de contributions initiales et d'un engagement américain de 10 milliards de dollars $ (sans préciser les modalités de financement).
Préparer une Force internationale de stabilisation (International Stabilization Force) destinée à intervenir à Gaza "quand elle sera déployée", avec un volet formation de police (12 000 policiers évoqués) et une cible de 20 000 soldats selon Reuters.
D'où ça vient ?
Reuters indique que Trump a proposé ce "Board" en septembre 2025, dans le cadre de son plan pour mettre fin à la guerre à Gaza, puis a dit vouloir étendre la mission au-delà de Gaza.
Le dispositif est présenté comme une alternative/complément aux mécanismes multilatéraux classiques, traditionnellement portés par l'Organisation des Nations unies (ONU).
Comment c'est structuré ?
Trump en est le président/chef (chair).
Reuters rapporte que la Maison-Blanche a nommé un "Executive Board" fondateur incluant notamment Marco Rubio (secrétaire d'Etat), Steve Witkoff (envoyé spécial), Tony Blair et Jared Kushner.
La charte évoquée par Reuters prévoit des mandats de 3 ans, avec possibilité d'une forme de membership permanent via une contribution de 1 milliard de dollars par Etat.
Quel lien avec l'ONU ?
Reuters indique qu'une résolution du Conseil de sécurité (rédigée par les Etats-Unis) a "reconnu" le Board en novembre comme structure transitoire liée à Gaza, avec une autorisation de déployer une force temporaire et une obligation de reporting au Conseil de sécurité tous les 6 mois (dans un cadre limité à Gaza et jusqu'en 2027, selon Reuters).
Mais Reuters souligne aussi que, au-delà de Gaza, l'autorité juridique et les moyens coercitifs du Board restent flous.
Pourquoi c'est controversé ?
Absence de représentation palestinienne : Reuters souligne que le Board inclut Israël mais pas de représentants palestiniens, ce qui nourrit les critiques.
Risque de "court-circuiter" l'ONU : plusieurs pays craignent que l'initiative affaiblisse le rôle de l'ONU comme plateforme centrale de diplomatie et de règlement des conflits.
Reuters rapporte aussi des critiques d'experts en droits qui comparent le modèle de supervision d'un territoire à une logique "coloniale", et des critiques sur la composition du Board.
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