The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Une intense bataille diplomatique s'est engagée au Conseil de sécurité des Nations unies autour du futur de Gaza. La Russie et la Chine ont officiellement rejeté le projet de résolution présenté par les Etats-Unis visant à encadrer la phase post-guerre dans l'enclave palestinienne. En réaction, Moscou a soumis son propre texte, présenté comme une alternative plus « équilibrée ». Selon des documents consultés par Reuters, le projet russe reprend certains éléments du texte américain, mais se veut plus consensuel dans l'objectif d'aboutir à un « cessez-le-feu durable » et à une approche « unifiée » du Conseil de sécurité. Une proposition russe qui évite la création du « Conseil de paix » La principale divergence concerne le rôle d'une future instance internationale de transition. Le projet de Washington prévoyait la création d'un « Conseil de paix » chargé de superviser la période transitoire à Gaza. La Russie et la Chine s'y opposent fermement et demandent sa suppression. Le texte russe propose quant à lui de charger le secrétaire général de l'ONU d'étudier différentes options pour la mise en place d'une force internationale chargée de stabiliser Gaza, sans structure politique imposée. De son côté, la délégation américaine a averti que les tentatives de division au sein du Conseil pourraient avoir « des conséquences graves et immédiates » pour la population civile à Gaza, encore exposée malgré la trêve en vigueur. Forte opposition arabe : absence de rôle pour l'Autorité palestinienne D'après l'agence Associated Press, plusieurs pays arabes ont également exprimé de fortes réserves vis-à-vis du projet américain. Leur principale critique : l'absence totale de référence à un rôle futur de l'Autorité palestinienne dans la gestion de Gaza. Face à ces réticences, Washington a déjà amendé son texte à deux reprises. La dernière version inclut : * une mention explicite d'un « chemin vers l'autodétermination et la création d'un Etat palestinien » ; * un engagement américain à relancer un dialogue politique entre Israéliens et Palestiniens ; * une précision indiquant que le « Conseil de paix » serait une structure strictement transitoire. Ces ajustements n'ont toutefois pas suffi à apaiser les inquiétudes arabes ni à lever le veto annoncé de Moscou et Pékin. Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a expliqué que son pays avait soumis plusieurs remarques substantielles sur le projet américain. L'Egypte participe chaque jour aux consultations à New York, tout en dialoguant simultanément avec Washington, les membres du Conseil de sécurité et le groupe arabe. Le Caire affirme vouloir parvenir à une formulation qui respecte les constantes palestiniennes tout en obtenant un consensus international. Les Etats-Unis veulent accélérer l'arrivée d'une force internationale L'administration du président Donald Trump affirme vouloir créer un cadre international clair pour le déploiement d'une force de stabilisation à Gaza. Washington estime que les pays volontaires pour y participer ont besoin d'un mandat solide du Conseil de sécurité. Trump a déclaré récemment qu'il s'attendait à un déploiement « très prochain » de cette force, assurant que les discussions avançaient « dans la bonne direction ». Pourtant, malgré la trêve entrée en vigueur le 10 octobre dernier dans le cadre de l'accord de Charm el-Cheikh, Israël continue de mener des frappes quasi quotidiennes et restreint l'entrée de l'aide humanitaire, en contradiction avec les engagements pris. Une communauté internationale plus divisée que jamais Deux textes concurrents, un veto annoncé, des positions arabes fermes, et des consultations qui s'étirent : le Conseil de sécurité apparaît profondément fragmenté. Aucun accord final ne semble imminent. Pendant ce temps, l'avenir de Gaza reste suspendu aux jeux d'influence des grandes puissances. Plus de deux millions de Palestiniens continuent de vivre sous tension, dans une situation humanitaire dramatique, tandis que les décisions de la communauté internationale n'arrivent toujours pas à se concrétiser. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!