Le blog en direct est terminé. Aucune mise à jour du blog en direct pour le moment. La Chambre de commerce internationale (CCI) a mis en garde, mercredi, contre les conséquences économiques majeures de la guerre en cours au Moyen-Orient, estimant qu'elle pourrait déboucher sur « la pire crise industrielle de mémoire humaine ». Cet avertissement intervient à la veille de la conférence ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), prévue à Yaoundé, au Cameroun. Lors d'une table ronde à laquelle participait également la directrice générale de l'OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, le secrétaire général de la CCI, John Denton, a souligné qu'il était « impossible de parler de l'avenir du système commercial sans mesurer l'ampleur du choc qui frappe actuellement l'économie réelle ». ✈️ Espace Annonceurs Touchez les Tunisiens résidents à l'étranger qui cherchent à acheter. Simuler → Une onde de choc mondiale sur l'industrie, l'énergie et l'agriculture John Denton a insisté sur le fait que les répercussions de la guerre au Moyen-Orient dépassent largement le cadre régional et affectent déjà plusieurs secteurs à l'échelle mondiale, notamment l'industrie, l'énergie et l'agriculture. Il a rappelé que le directeur de l'Agence internationale de l'énergie avait averti que le monde faisait face à une crise énergétique potentiellement plus grave que les chocs pétroliers des années 1970. Selon lui, du point de vue des entreprises, cette crise pourrait devenir « la pire crise industrielle de l'histoire récente », non seulement en raison de la flambée des prix de l'énergie, mais aussi à cause des perturbations croissantes de la production industrielle, provoquées par les pénuries de gaz et d'intrants essentiels à la fabrication. Le commerce des engrais menacé Denton a également mis en garde contre les conséquences du blocage du commerce des engrais, qui fait peser un risque sérieux sur les prochaines récoltes. Il a indiqué que les agriculteurs, dans plusieurs régions du monde et particulièrement en Afrique, sont confrontés à une baisse de l'offre et à une forte hausse des prix. De son côté, l'OMC a confirmé que la fermeture du détroit d'Ormuz avait entraîné de graves perturbations dans l'approvisionnement mondial en engrais, alors qu'environ un tiers des exportations mondiales de ces produits transitent habituellement par cette voie maritime stratégique. Le recours à la force majeure se multiplie John Denton a qualifié la situation de « très préoccupante », expliquant que plusieurs grandes entreprises avaient déjà activé la clause de « force majeure » dans leurs contrats d'approvisionnement et réduit leur production. Il a averti que ces tensions touchent désormais des secteurs clés tels que l'énergie, la chimie et les chaînes d'approvisionnement mondiales, accentuant le risque d'un ralentissement industriel à grande échelle. La fermeture du détroit d'Ormuz au cœur de la crise Ces avertissements interviennent après la fermeture de facto du détroit d'Ormuz par l'Iran, un passage stratégique par lequel transitent habituellement près d'un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Cette situation perdure depuis le début des frappes américaines et israéliennes menées contre l'Iran le 28 février, déclenchant une guerre qui a provoqué une flambée brutale des prix du pétrole et du gaz sur les marchés mondiaux. Au-delà de l'énergie et de l'industrie, la crise affecte désormais aussi le secteur agricole, en particulier le commerce des engrais, faisant craindre un impact durable sur la sécurité alimentaire mondiale. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!