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Entre Riyad, Washington et le pétrole russe, la nouvelle stratégie de Zelensky
Publié dans Tunisie Numérique le 02 - 01 - 2026


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L'Ukraine mène désormais sa guerre sur plusieurs cartes à la fois. Celle des champs de bataille, bien sûr. Celle des négociations aussi. Mais également celle des alliances, des technologies et des flux énergétiques.
À travers la visite de Volodymyr Zelensky en Arabie saoudite, les discussions poursuivies avec les Etats-Unis et l'intensification des frappes contre les infrastructures pétrolières russes, Kiev montre qu'elle ne veut pas seulement résister. Elle veut peser, convaincre et user son adversaire sur tous les terrains possibles.
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Cette séquence dit quelque chose de la stratégie ukrainienne du moment : transformer son expérience de guerre en levier diplomatique, maintenir le lien avec Washington, et frapper la Russie là où cela peut lui coûter le plus cher, dans sa capacité à financer la guerre.
Riyad, nouveau front diplomatique de Kiev
L'arrivée de Volodymyr Zelensky en Arabie saoudite, le 26 mars, n'a rien d'anecdotique. À première vue, le déplacement peut surprendre. Mais il s'inscrit dans une logique de plus en plus claire : l'Ukraine cherche à consolider des passerelles avec les pays du Golfe et du Moyen-Orient, au moment même où cette région redevient l'un des centres de gravité de la sécurité mondiale.
Dans cette visite, il y a une proposition implicite de Kiev : l'Ukraine n'est plus seulement un pays demandeur d'aide, elle est aussi un pays porteur d'expertise. Après des années de guerre, elle s'est imposée comme l'un des laboratoires mondiaux des technologies de drones, de défense aérienne et d'adaptation militaire en temps réel. Et cette expérience intéresse de plus en plus des pays confrontés eux aussi à la menace de missiles, de drones ou d'attaques ciblées contre leurs infrastructures stratégiques.
L'Arabie saoudite apparaît ainsi comme bien plus qu'un partenaire diplomatique. Elle devient un interlocuteur stratégique dans un échange où la sécurité, la technologie et l'investissement peuvent désormais se rejoindre.
L'Ukraine veut monnayer son expérience militaire en partenariat stratégique
Le message envoyé par Kiev est clair : l'expérience acquise sur le terrain ukrainien peut devenir une ressource exportable. L'Ukraine estime disposer d'un savoir-faire unique dans la détection, l'interception et la neutralisation des drones, notamment face aux modèles iraniens utilisés par la Russie.
Dans une région comme le Golfe, où la vulnérabilité des infrastructures énergétiques est devenue une obsession majeure, cette compétence prend une valeur particulière. L'Ukraine se présente donc comme un partenaire utile, prêt à partager son expérience dans le cadre de coopérations concrètes et mutuellement avantageuses.
Cette logique dépasse la simple dimension militaire. Elle permet à Kiev d'apparaître comme un acteur utile à la sécurité d'autres régions, et non plus uniquement comme le théâtre d'un conflit européen. C'est une manière subtile mais importante de redéployer son influence.
Avec Washington, la bataille des garanties continue
Pendant que Zelensky s'active au Moyen-Orient, les discussions avec les Etats-Unis se poursuivent. Les rencontres tenues en Floride entre les équipes ukrainienne et américaine montrent que, malgré les tensions internationales et la multiplication des crises, le dossier ukrainien reste central dans les échanges stratégiques entre Kiev et Washington.
L'enjeu est majeur. Pour l'Ukraine, il ne s'agit pas seulement d'obtenir un soutien ponctuel, mais de construire des garanties de sécurité crédibles pour l'après-guerre. C'est le cœur du sujet. Car une fin de guerre sans architecture de protection solide risquerait, aux yeux de Kiev, de préparer simplement la prochaine offensive russe.
Dans cette négociation, le volet humanitaire conserve également une place importante. Les échanges de prisonniers et la libération de civils ukrainiens détenus par la Russie restent l'un des rares espaces où des avancées semblent encore possibles. Même lorsque les lignes politiques se durcissent, cette dimension humaine continue de peser dans la diplomatie.
Une paix encore lointaine, malgré le dialogue
Mais si le dialogue continue, il ne faut pas en déduire qu'un règlement est proche. L'Ukraine reste persuadée que la Russie ne montre pas de réelle volonté d'en finir rapidement avec la guerre. Au contraire, Kiev considère que Moscou cherche à profiter des nouvelles tensions au Moyen-Orient pour reléguer partiellement le dossier ukrainien au second plan et gagner du temps.
Dans ce contexte, chaque rencontre diplomatique sert aussi à une autre bataille : celle de l'attention. Zelensky cherche à empêcher que la guerre de son pays ne soit diluée dans l'actualité mondiale. Il doit constamment rappeler que, pendant que le monde regarde ailleurs, la Russie continue de frapper, de manœuvrer et d'attendre l'usure de ses adversaires.
Frapper le pétrole russe pour affaiblir la guerre
Sur le terrain militaire, l'Ukraine accentue une ligne désormais assumée : frapper les installations énergétiques russes pour réduire la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.
Ce choix n'est pas seulement tactique. Il est économique. Le pétrole et le gaz restent au cœur des revenus russes. En ciblant des raffineries, des terminaux d'exportation et des infrastructures pétrolières, l'Ukraine cherche à faire plus que des dégâts matériels : elle tente d'éroder l'une des principales sources de puissance du Kremlin.
La logique est limpide. Moins la Russie encaisse de recettes pétrolières, moins elle dispose de moyens pour produire des missiles, des drones, des armes et entretenir une guerre longue. Ce calcul fait désormais partie intégrante de la stratégie ukrainienne.
Saratov, symbole d'une pression en profondeur
Parmi les cibles visées figure la raffinerie de Saratov. Ce type de frappe montre que l'Ukraine ne se limite plus à des réponses défensives ou à des actions près de la ligne de front. Elle entend porter le coût de la guerre à l'intérieur même du territoire russe, en frappant des sites jugés stratégiques pour l'économie de guerre.
Cette montée en puissance des frappes en profondeur traduit un changement d'échelle. L'Ukraine ne veut plus seulement empêcher l'armée russe d'avancer. Elle veut réduire la capacité structurelle de la Russie à soutenir la guerre dans le temps.
Dans cette lecture, chaque raffinerie touchée, chaque terminal perturbé, chaque réduction de capacité devient une manière de peser indirectement sur la machine militaire russe.
Une guerre menée sur tous les plans
Ce que révèle cette séquence, au fond, c'est une Ukraine engagée dans une guerre totale au sens stratégique du terme. Une guerre où la diplomatie, l'innovation militaire, les alliances régionales, la pression sur les revenus énergétiques et le travail de négociation avec les grandes puissances forment un seul et même ensemble.
Zelensky ne se contente plus de défendre son pays sur le front. Il essaie de redessiner autour de lui un espace de soutien plus large, plus technologique, plus internationalisé. En Arabie saoudite, il valorise l'expertise ukrainienne. À Washington, il cherche des garanties. Face à la Russie, il attaque les fondations économiques du conflit.
Autrement dit, l'Ukraine veut montrer qu'elle n'est pas seulement en position de résistance. Elle veut apparaître comme un acteur qui s'adapte, apprend vite et riposte avec méthode.
Ainsi, la visite de Zelensky à Riyad, les discussions poursuivies avec les Etats-Unis et les frappes sur les raffineries russes ne sont pas trois séquences séparées. Elles forment un seul tableau. Celui d'un pays qui tente, dans une guerre longue, de rester offensif politiquement, utile diplomatiquement et dangereux militairement.
À mesure que le conflit s'enlise, l'Ukraine semble avoir fait un choix clair : transformer son endurance en influence, et sa vulnérabilité initiale en compétence stratégique exportable. C'est peut-être là l'un des changements les plus importants du moment.
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