Le blog en direct est terminé. Aucune mise à jour du blog en direct pour le moment. Le secteur privé non pétrolier égyptien a subi en mars sa dégradation la plus marquée depuis près de deux ans, dans un contexte de hausse des coûts, de demande affaiblie et de fortes incertitudes liées à la guerre au Moyen-Orient. Selon l'enquête S&P Global relayée par Reuters, l'indice PMI de l'Egypte est tombé à 48 points en mars, contre 48,9 en février, signant un quatrième recul mensuel consécutif et son niveau le plus bas depuis avril 2024. Un niveau inférieur à 50 traduit une contraction de l'activité. ✈️ Espace Annonceurs Touchez les Tunisiens résidents à l'étranger qui cherchent à acheter. Simuler → Dans le détail, la production et les nouvelles commandes ont constitué les principaux points de faiblesse du mois, avec leurs reculs les plus prononcés depuis près de deux ans. Les entreprises interrogées attribuent largement ce repli à l'impact du conflit régional, qui pèse sur les commandes et accentue la pression sur les prix. Le signal le plus préoccupant vient peut-être du moral des chefs d'entreprise. Pour la première fois depuis le lancement de l'enquête, les anticipations d'activité à douze mois sont passées en territoire négatif. Cette bascule reflète une montée de l'inquiétude face à un environnement économique brouillé par la guerre, même si S&P Global souligne que le pessimisme relevé reste, à ce stade, mesuré. Sur le front des coûts, les tensions restent fortes. Les prix des intrants ont progressé en mars à leur rythme le plus rapide depuis un an et demi, sous l'effet du renchérissement du carburant, des matières premières et de l'appréciation du dollar. En réaction, les entreprises ont augmenté leurs prix de vente au rythme le plus élevé depuis dix mois, même si cette hausse reste décrite comme modérée dans l'ensemble. Ce durcissement intervient alors que l'économie égyptienne encaisse déjà de nouvelles mesures de rigueur énergétique. Le gouvernement a annoncé début avril une hausse des tarifs de l'électricité pour les ménages les plus gros consommateurs et pour les usagers commerciaux, avec une augmentation moyenne de 16% pour les tranches résidentielles élevées et d'environ 20% pour les usages commerciaux. Reuters rapporte également que la facture des importations énergétiques de l'Egypte a plus que doublé depuis le début de la guerre, poussant les autorités à relever aussi les prix des carburants et à freiner certains projets publics. Malgré cette dégradation, l'enquête ne dessine pas encore un scénario d'effondrement économique. David Owen, économiste senior chez S&P Global Market Intelligence, estime que le niveau de 48 reste compatible avec une croissance annuelle du PIB autour de 4,3%, ce qui suggère que la trajectoire de fond de l'économie non pétrolière conserve encore une certaine solidité. Mais le message envoyé par le mois de mars est clair : l'activité privée hors pétrole subit désormais de plein fouet le choc des coûts et l'affaiblissement de la demande. Pour l'Egypte, le risque est désormais double. D'un côté, les entreprises doivent composer avec une demande plus hésitante. De l'autre, elles font face à un environnement de coûts plus lourd, nourri par les tensions géopolitiques, la hausse de l'énergie et le renchérissement des importations. Dans un pays déjà confronté à une inflation durablement élevée et à de fortes contraintes budgétaires, cette combinaison pourrait continuer à peser sur l'investissement, la consommation et la confiance des acteurs économiques dans les prochains mois. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!