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Tunisie: Le ministère des Affaires Etrangères: « Chasse gardée » de Rafik Abdessalem !
Publié dans Tunisie Numérique le 09 - 07 - 2012

Différentes sources ont rapporté à TunisieNumérique que la situation à l'intérieur du ministère des Affaires Etrangères est de plus en plus délétère.
Les relations de travail sont de plus en plus difficiles : des diplomates compétents et expérimentés sont mis au frigo, les perspectives de carrières sont de plus en plus incertaines, un esprit clanique (basé sur une obédience politique) se développe et l'image diplomatique de la Tunisie qui n'est plus représentée par des diplomates chevronnés se détériore
Comment le ministère des Affaires Etrangères en est-il arrivé là ?
La stratégie du Bouc émissaire semble être très appréciée par Rafik Adbessalem
Les relations entre le ministre et certains secrétaires d'Etat sont de plus en plus conflictuelles.
Rafik Abdessalem, prend des décisions sans coordination avec les secrétaires d'Etat. il vient d'infliger un blâme à l'encontre de Abdallah Triki, Secrétaire d'Etat, chargé des affaires arabes et africaines, après la déclaration de ce dernier sur l'ouverture unilatérale des frontières tunisiennes aux ressortissants Maghrébins.
Le ministre a publié sur sa propre page Facebook, un avertissement aux secrétaires d'Etat, de ne plus faire des déclarations officielles aux médias sans en référer d'abord à lui.
Il semble que le ministre pousse le souci de la transparence à un niveau inconnu jusque là. En effet, ce genre de déclaration administrative est de nature interne et elle n'est en principe pas communiquée au grand public.
Un ministre qui a le souci du devoir de réserve s'abstient de faire des déclarations publiques pour parler de problèmes internes au ministère. Cela met en évidence un problème de gouvernance au sein du ministère.
Le « linge sale » se lave normalement en famille et pas sur la place publique !
Les hauts cadres du MAE sont snobés par le ministre
Les directeurs au sein du MAE se plaignent que le ministre ne les consulte pas sur les grands dossiers importants pour l'image de la Tunisie.
Parallèlement, le ministre a créé un «shadow cabinet» (un cabinet parallèle) composé de personnes extérieures au ministère. Ces individus, parachutés sans aucune expérience administrative et diplomatique, bénéficient d'une confiance absolue de Rafik Abdessalem, et font la pluie et le beau temps au sein du ministère, au mépris des règles professionnelles.
Ce dernier considère que les cadres diplomatiques du Ministère ne sont que des incompétents et des ex-rcdistes, qui complotent sans cesse contre lui.
La situation au MAE est devenue carrément ubuesque : d'un côté un cabinet officiel formé de diplomates expérimentés totalement mis à l'écart par le ministre de l'autre un « shadow cabinet » formé de gens incompétents qui décident de tout, avec la confiance totale du ministre.
La conséquence en est un blocage total au sein du ministère.
Un ministre qui voyage tout le temps, mais qui veut tout contrôler
Rafik Abdessalem, est régulièrement absent : tantôt en mission officielle tantôt en visite à sa famille à Doha. Résultat, il passe rarement trois jours de suite dans son bureau depuis sa nomination.
Pendant son absence, les dossiers non traités s'accumulent, des échéances diplomatiques sont négligées, le mauvais fonctionnement du ministère devient chose courante, puisque le ministre veut tout contrôler et qu'aucune décision importante ne peut être prise sans son accord.
Le syndicat « dans la poche » de Rafik Abdessalem ?
La majorité des fonctionnaires critique le syndicat du ministère qu'ils accusent de jouer le jeu du ministre et de son cabinet parallèle.
Certains cadres ont choisi de faire « allégeance » au ministre et à son cabinet parallèle, au mépris de l'efficacité et des résultats.
Rappelons que dès sa nomination, des problèmes ont surgi entre le syndicat et Rafik Abdessalem qui ont été exposés par TunisieNumérique.
Le ministre des Affaires Etrangères ne s'occupe que des Affaires des étrangers
Outre le manque voire l'absence de communication et de concertation avec les responsables du ministère, Rafik Abdessalem n'a jamais donné l'impression qu'il accorde de l'intérêt aux problèmes d'administration et de carrière du personnel : les promotions ordinaires ou exceptionnelles, les nominations des ambassadeurs, la refonte des statuts pour le corps diplomatique et les personnels administratifs et techniques…
L'affectation à l'étranger des chefs de postes, des diplomates et des agents administratifs et techniques n'a jamais encore, dans toute l'histoire du MAE, connu un tel retard et une telle opacité.
Le ministre et son « cabinet parallèle » semblent oublier ou ignorer qu'un ambassadeur ne peut disposer de ses lettres de créance des mains du président de la République avant qu'une demande d'agrément ne soit soumise au pays concerné et avant d'avoir l'accord de son gouvernement. Cette opération peut prendre plusieurs mois.
De plus, dès sa nomination tout ambassadeur est censé faire la tournée des ministères et des institutions nationales concernées pour obtenir le maximum d'informations sur les relations qu'entretient la Tunisie avec le pays en question.
Enfin, sur le plan familial, plus les annonces des affectations à l'étranger prennent du retard, plus les possibilités d'inscription des enfants des diplomates tunisiens à l'étranger sont faibles.
Dans ce cas, de nombreux diplomates et agents diplomatiques sont obligés de partir seuls à l'étranger en étant contraints de laisser leurs familles en Tunisie.
Concernant la mise en disponibilité spéciale des conjoints, la procédure nécessite au moins deux mois, tout retard perturbe le regroupement familial.
Lorsque le diplomate ou l'agent administratif est appelé à exercer dans un poste à l'étranger, il doit s'occuper seul des préparatifs pour organiser son départ : déménagement de son ancien logement à Tunis, recherche d'un logement dans le pays où il est affecté et règlement de multiples démarches administratives entre plusieurs administrations.
Accordant une plus grande importance aux problèmes des étrangers qu'aux problèmes des Tunisiens à l'étranger, Rafik Abdessalem a demandé l'ouverture d'une enquête concernant la mort de Yasser Arafet !
Le pourcentage le plus élevé de la nomination d'ambassadeurs doit être en faveur de la Troîka !
Les postes diplomatiques ou consulaires vacants se répartissent entre désignations professionnelles, (réservées exclusivement au personnel diplomatique du MAE), et désignations politiques (qui ne sont pas des diplomates de carrière).
Rafik abdessalem a affirmé que le taux des désignations politiques ne dépassera pas les 15%, mais d'autres sources affirment que les partis de la Troîka envisagent un taux de désignations politiques de 40 à 50% pour placer leurs hommes en grand nombre dans les meilleures ambassades tunisiennes. Cela nous rappelle des pratiques qui avaient cours sous l'ancien régime.
Le ministère des Affaires Etrangères semble vivre actuellement dans une atmosphère de tensions et de conflits.
Cette logique conflictuelle voire de règlement de compte est grandement nuisible à la diplomatie tunisienne dans la période transitoire actuelle où une démarche consensuelle et de fédération des énergies et des compétences individuelles est nécessaire, Rafik Addessalem semble se comporter comme un homme de rupture plus qu'un homme de reconstruction.


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