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Une enquête de TFI révèle les conditions dans lesquelles a été produit le film anti-islam
Publié dans Tunisie Numérique le 15 - 09 - 2012

Le film “Innocence des musulmans” qui a soulevé un tollé, enflammé le monde arabe provoquant des révoltes dans la plupart des pays arabes pour être offensant envers le Prophète et l'Islam a été jugé par les critiques comme une piètre œuvre de série B, superficielle et vulgaire.
Ce verdict sans appel vient d'être confirmé par l'enquête menée par le site de la télévision privée française TFI qui parle d'auteurs sombres aux desseins lugubres motivés par la haine envers l'islam et les musulmans.
Voici l'article :
“Les auteurs du film anti-islam, une association chrétienne et un cinéaste porno”
Trois jours après les premières violences liées à la diffusion sur internet de “L'innocence des musulmans”, qui ont notamment provoqué la mort de l'ambassadeur américain en Libye, les conditions dans lesquelles ce film anti-islam a été produit et réalisé commencent à se préciser.
Depuis mardi, le film “Innocence of Muslims” (“L'Innocence des musulmans”), production amateur à petit budget, a provoqué de violentes manifestations et une dizaine de morts dans le monde musulman. Il se veut une description de la vie du prophète Mahomet, et évoque notamment les thèmes de l'homosexualité et de la pédophilie. Sans que l'on sache exactement qui en est à l'origine et dans quel but il a été tourné. Mais les identités et les motivations des responsables de ce film émergent peu à peu. Il avait apparemment été tourné sous le titre de “Guerriers du désert” près de Los Angeles, par une organisation caritative chrétienne, un copte condamné pour fraude et, selon la presse, un réalisateur de films pornographiques.
Le tournage semble avoir eu lieu en 2011 dans la ville de Duarte, à 45 km à l'est de Los Angeles, avec la collaboration du copte (chrétien d'Egypte) Nakoula Basseley Nakoula, 55 ans, qui habite à Cerritos, à 40 km au sud de Los Angeles. Nakoula Basseley, condamné en 2009 pour fraude bancaire, fait actuellement l'objet d'une enquête judiciaire pour avoir violé les restrictions imposées à sa liberté conditionnelle, ont indiqué vendredi des sources gouvernementales. “L'affaire est en révision”, a déclaré un porte-parole du tribunal de Washington.
Des acteurs trompés sur le film ?
Le film aurait été réalisé par Alan Roberts, 65 ans, spécialisé dans les films pornographiques et d'action à petit budget comme “La jeune Lady Chatterley II” ou “Karaté Cop”, selon le site web Gawker. D'après Gawker qui a interrogé des membres de l'équipe de tournage du film “Innocence of Muslims”, les acteurs affirment avoir été trompés, croyant jouer dans un film de fiction épique, et découvrant ensuite qu'un doublage avait transformé leurs répliques en propagande anti-musulmane. Initialement, les rôles principaux attribués par Alan Roberts à ses acteurs s'appelaient George, Condalisa et Hillary, mais la version finale du script les faisaient interpréter le prophète Mahommet et d'autres personnages du Coran.
Le film a été ensuite promotionné par des coptes par des chrétiens évangéliques antimusulmans de droite, tel Morris Sadek, Egypto-américain, et le pasteur de Floride Terry Jones, connu pour avoir brûlé publiquement des exemplaires du Coran.
Le militant chrétien anti-musulman Steve Klein, consultant sur le film, est l'une des rares personnes qui ait reconnu publiquement sa collaboration au film. Mercredi, il avait nié l'implication d'Israël dans la production et assuré que l'auteur du film “Sam Bacile” – un pseudonyme, a-t-il reconnu – était mortifié par le décès de l'ambassadeur américain en Libye lors de l'attaque du consulat de Benghazi. “Sam Bacile”, s'affirmant israélien, avait assuré être l'auteur du film mardi dans une interview au Wall Street Journal.
Nakoula Basseley a lui aussi reconnu sa collaboration en tant que producteur du film, tout en déclarant vendredi à la radio américaine en arabe Radio Sawa ne pas regretter ce tournage. “Non, je ne le regrette pas. Je suis attristé par la mort de l'ambassadeur mais je ne regrette pas d'avoir fait” ce film, a-t-il dit. Cet homme avait été condamné à 21 mois de prison en 2010 pour escroquerie bancaire.
Le site de Media for Christ inaccessible
La maison de Nakoula Basseley est depuis mercredi sous surveillance policière et entourée par les journalistes. Malgré les violentes manifestations anti-américaines que son film a provoquées dans le monde entier, il bénéficie d'une protection de la Constitution et de son 1er amendement sur la liberté d'expression qui interdit les poursuites pour des propos insultants ou diffamatoires.
L'autorisation de production du film a été délivrée au nom de Media for Christ (Médias pour le Christ), a indiqué par ailleurs un responsable de LA Films, le bureau qui fournit ces autorisations. Le président de cette association, dédiée à “faire briller la lumière de Jésus” sur le monde, est l'Egyptien de religion copte Joseph Nassralla Abdelmasih. La vice secrétaire-générale de Duarte, Karen Herrera, a confirmé que Media for Christ avait son siège dans la ville mais démenti qu'un tournage y ait eu lieu avec une autorisation à ce nom. “Le seul document émis par la municipalité concernant Media for Christ est une attestation de présence à Duarte depuis 2006. Mais aucune autorisation de tournage”, a-t-elle dit.
“Pour tourner en extérieur, il faut y être autorisé et ils n'ont demandé aucune autorisation”, a-t-elle répété. Le site Internet et la page Facebook de l'organisation, encore consultables vendredi matin, ont disparu en milieu de journée. Des policiers de Duarte ont affirmé que des “patrouilles” allaient être organisées autour des locaux de l'association, ce qu'a refusé de confirmer un porte-parole de la mairie.


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