« Non à l'assujettissement des médias par le gouvernement », « droit du citoyen à l'information », « pour des médias libres » « réhabilitation du 4ème pouvoir » ont crié les journalistes, mercredi 17 octobre lors du rassemblement au siège du syndicat national des journalistes tunisiens. Des slogans contre Ennadha et Lotfi Zitoun le conseiller politique du premier ministre ont été scandés au cours de cette grève sans précédent dans l'histoire des médias du pays qui a démontré une large adhésion des professionnels du métier à ce mouvement. Les journalistes ont voulu crier tout ce qu'ils ont sur le cœur ainsi on pouvait entendre « Dar Assabah : Ligne rouge », « la liberté de la presse fondement de la démocratie ». Certains journalistes ont choisi d'exprimer leur protestation en mettant un ruban adhésif sur la bouche sur lequel était inscrit « non à la censure ». Des représentants de la société civile, de partis politiques, des députés à l'Assemblée nationale constituante ainsi que des hommes de culture sont venus en grand nombre soutenir la grève des journalistes. Plusieurs organisations arabes et internationales ont été présentes à ce rassemblement.