L'organisation de défense des droits de l'hommes, Human Rights Watch, a sorti aujourd'hui 11 octobre 2013 un rapport détaillé sur les exactions commises par les rebelles syriens. Il ressort de cette enquête très instructive, une description, qui se base sur des témoignages et des documents, de crimes affreux commis contre des civils par les combattants anti-Bachar: En se fondant sur son enquête sur place, sur les déclarations de témoins, sur des vidéos et des photos, et sur un examen de dossiers d'hôpitaux, Human Rights Watch a déterminé que les forces d'opposition ont tué en violation des lois de la guerre au moins 67 des 190 civils morts qui ont été identifiés. En ce qui concerne les autres victimes, des enquêtes plus poussées sont nécessaires pour déterminer les circonstances de leur mort et si celle-ci résulte d'un meurtre commis en violation des lois de la guerre. Le rapport ajoute: « L'ampleur et la forme des graves exactions commises par les groupes d'opposition indiquent qu'elles ont été systématiques et avaient été planifiées dans le cadre d'une attaque contre la population civile. Les éléments de preuve recueillis indiquent clairement que les meurtres, les prises d'otages et les autres exactions commises par les forces d'opposition le 4 août et les jours suivants sont assimilables à des crimes contre l'humanité. » Et parmi les recommandations faites par HRW afin de stopper ces crimes nous trouvons celles-ci, accablant principalement la Syrie et les pays du golf: « Toute forme de soutien à ces cinq groupes devrait être suspendue jusqu'à ce qu'ils cessent de commettre ces crimes et que leurs auteurs soient pleinement tenus de rendre des comptes de manière appropriée. Quiconque fournit ou vend des armes et de l'aide militaire à ces groupes peut être considéré comme complice de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. » « Des déclarations publiques faites par des collecteurs de fonds et des financiers, des militants et des combattants de l'opposition syrienne, ont permis d'établir qu'au moins une partie des fonds nécessaires pour effectuer l'opération de l'attaque provenaient de personnes résidant au Koweït et dans d'autres pays du Golfe. Les gouvernements devraient restreindre les transferts de fonds de la part d'habitants des pays du Golfe à destination de groupes qui ont été accusés de manière crédible de violations systématiques des droits humains. » « La Turquie devrait intensifier ses patrouilles le long de la frontière et empêcher le passage en Syrie de combattants et d'armements destinés à des groupes qui ont été accusés de manière crédible de violations systématiques des droits humains. La Turquie devrait aussi soumettre à une enquête et poursuivre en justice, selon le principe de la compétence universelle et en conformité avec ses propres lois, quiconque en Turquie est soupçonné d'avoir commis des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, d'en avoir été complice, ou d'avoir eu une responsabilité de commandement dans leur commission. »