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Tunisie – Saïd Aïdi : Une décision de limogeage qui pue « le politique »
Publié dans Tunisie Numérique le 28 - 06 - 2015

Nombreuses étaient les voix qui reprochaient au ministre de la santé, Saïd Aïdi, son inaction « coupable » depuis qu'il a été installé au département. Inaction devant des dossiers, pourtant, urgents aux quels il n'a pas touché. Inaction devant des syndicats qui en sont arrivés à mettre à l'arrêt tout le système de santé. Inaction devant un tas de collaborateurs, qu'il a hérité, certes, de ses prédécesseurs, et qui ont brillé par leur incompétence, ce qui a eu pour effet une nette détérioration de la situation sanitaire générale avec recrudescence de plusieurs maladies comme la rage, dernièrement, et avec des ruptures de stocks de médicaments essentiels, voire vitaux, pour certains malades. Inaction devant des projets et des chantiers qui refusent catégoriquement d'avancer...
Et comme pour se racheter, Saïd Aïdi a finalement décidé d'agir, ou même pas, il a décidé de réagir, et mal lui en prit. Il a réagi à chaud, dans une situation d'urgence, et a démontré qu'il était très loin du profil nécessaire pour occuper le poste de ministre de la santé, c'est à dire, le calme, la réactivité réfléchie, et surtout, une connaissance ne serait-ce que basique des contraintes « techniques » des métiers de la santé.
Il a décidé, hier, sur un coup de tête, de limoger le chef du service du SAMU 03 de Sousse, en l'occurrence le Dr Nejib Karoui. Motif avancé, le médecin lui aurait désobéi en ne le faisant pas disposer de quelques ambulances du SAMU pour transporter les dépouilles des victimes de l'attentat de Sousse, vers Tunis. Et en guise d'explication, le ministre s'est retranché derrière une décision du ministère publique de rapatrier les dépouilles sur Tunis pour les besoins de la médecine légale. Autre explication, aussi, qu'il a avancé, c'est qu'ils étaient, hier, en situation « exceptionnelle » et d'alerte, ce qui lui donnait, croyait-il, le droit de prendre toutes les dispositions qu'il voulait, même celles contraires aux règles de travail en santé. Et il a fini par un argument de taille, à savoir que ce qui l'intéressait à ce moment là, c'était l'image de marque du pays, et non pas les intérêts de son département. Et c'est justement ce dernier argument qui a définitivement fait la preuve de l'incapacité de Saïd Aïdi à gérer le département de la santé, ni tout autre département, d'ailleurs. Car quand on est en situation de crise, les dirigeants et les hommes de l'Etat doivent réagir en mettant en alerte leurs propres services, et en prenant les dispositions qu'il faut dans leur propre activité, sans trop interférer avec les autres départements, ni s'immiscer dans les actions des autres. C'est comme çà qu'on gère les urgences, les catastrophes et tout autre type de crise.
Et en voulant « réquisitionner » les ambulances du SAMU de Sousse, qui plus est, étaient médicalisées, donc prévues pour les transferts des cas urgents qui nécessitent l'accompagnement par une équipe médicale, et non point des cadavres, Il n'était pas venu à l'idée de Saïd Aïdi qu'il faisait courir à tout le territoire couvert par le SAMU 03, soit tout le Sahel, Kairouan et une large partie du gouvernorat de Nabeul, le risque de se trouver démuni de moyens de secours optimaux, d'autant plus que, comme il le disait si bien, la zone entière était en alerte, ce qui imposait de maintenir une capacité d'intervention maximale du SAMU 03, si ce n'est pas de le renforcer par des renforts supplémentaires d'autres régions.
C'était, donc, une décision hâtive et dépourvue de bon sens, qui laisse entrevoir qu'elle a été prise pour des considérations, plutôt, politiques que purement administratives, et ce, pour au moins deux raisons. La première c'est que le ministre a pris sa décision en deux temps. Après avoir été, dans un premier temps, convaincu de l'avis du médecin en question qui ne voulait pas hypothéquer sa capacité d'intervention dans une situation particulièrement « tendue », il a, ensuite changé d'avis, probablement après avoir été briefé par on ne sait qui, et a décidé de sévir contre « l'insubordination de ce subordonné ». Et la deuxième c'est qu'il s'agissait de Najib Karoui, médecin connu pour sa proximité des milieux islamistes, et surtout son implication supposée dans les attentats de Monastir et de Sousse d'il y a une trentaine d'années, attentats, d'ailleurs, dont on a « fêté » le lugubre anniversaire il y a, à peine, quelques jours.


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