L'admission à l'hôpital Ibn Al Jazzar, à Kairouan, d'une dame âgée portant les symptômes de la grippe, a vite fait de plonger l'institution, de même que les membres de la famille de la patiente, dans un état de panique généralisé. La patiente qui a été admise à l'hôpital a été mise sous traitement, et explorée dans le sens de connaitre le virus qu'elle porte. Et les résultats de ces bilans ne sont pas encore revenus du laboratoire central à Tunis. Le directeur de l'hôpital a communiqué sur le cas avec des médias, en indiquant, d'après le site de Mosaïque FM, que la patiente présentait bel et bien les symptômes de la grippe H1N1, et que des bilans lui ont été pratiqués pour une éventuelle confirmation. Puis, il s'est permis d'ajouter que ce virus ciblait les personnes âgées, de même que les enfants et les malades immunodéprimés. Il a ajouté que l'hôpital a pris toutes les mesures nécessaires pour éviter une éventuelle contagion, en procédant à l'isolement de la patiente. Or, il est totalement aberrant, et inconcevable, qu'un fonctionnaire administratif se permette de discuter de détails techniques médicaux, surtout auprès des médias, ce qui, au lieu de calmer les esprits, n'a eu pour effet que d'attiser la panique. Puisque cet éminent scientifique méconnu a omis de préciser, ou ignore, que la redoutable grippe H1N1, n'est autre que la grippe saisonnière qui sévit dans toutes les contrées du monde, et ce depuis 2009. Comme il a omis de préciser que cette grippe saisonnière a toujours apporté avec elle son lot de mortalité, et que ce qui se passait actuellement, et qui suscitait tant de panique et de polémique, n'est, en réalité que le pic saisonnier de l'épidémie de grippe qui a tardé à arriver cette année, pour des raisons climatiques. Le ministère de la santé gagnerait, certainement, à exiger de ses fonctionnaires plus de retenue et de réserve, pour parler aux médias, surtout de sujets qu'ils ne peuvent pas maîtriser.