De nos jours, n'importe qui est invité sur un plateau TV. Et n'importe qui peut dire ce qu'il veut, et parler de choses qu'il ne connait pas, forcément ! Alarmer et affoler les gens à outrance ne leur rend pas service. Et fausser des données scientifiques ne relève pas de la liberté d'expression. Finalement, et au vu de ce qui se passe sur certains plateaux TV et autres plateformes d'information, la seule chose sensée dite ces derniers jours, aura été la demande faite par chef du gouvernement, au ministre de la santé d'arrêter le massacre et de veiller à mieux contrôler le flot d'informations émanant des professionnels de santé, et de proposer au citoyen une information vraie et dénuée de toute volonté de buz, et surtout, qui ne soit pas contradictoire d'un intervenant à l'autre. Le message de l'information sanitaire se perd entre les intervenants, en l'incapacité du ministre de fournir une vraie information, claire et utile. Le ministre et ses lieutenants ont choisi de se tenir en retrait à propos de l'information, du moment qu'ils ne la possèdent pas, et ne maîtrisent pas ses techniques. Du coup, çà a laissé de l'espace et du temps à n'importe qui, pour investir les plateaux et débiter n'importe quoi. Qui par recherche du buz, et qui par espoir de retrouver un petit coin au soleil et se rappeler au bon souvenir des gens, en revenant aux médias qui ont fait sa gloire, auparavant. Entre ceux qui se donnent des titres et des compétences qu'ils n'ont pas et ceux qui se permettent de parler de spécialités autres que les leurs et dont ils ignorent tout, le citoyen se perd, et le message lui parvient difforme et, à la limite, très dangereux ! Au point qu'on en est arrivé au stade où la désinformation est en train de faire plus de ravages que le virus. Car quand on constate le comportement incroyable, et à très haut risque des citoyens, il devient évident qu'ils n'ont rien compris à l'histoire... Et ce n'est, absolument, pas de leur faute, n'étant pas sensés être des experts de santé publique. Et que leur comportement s'est bâti sur les mauvaises informations, et surtout, les messages contradictoires. Ce qui se passe, depuis quelques jours, c'est qu'après une vague de messages apaisants et « optimistes », qui ont, largement contribué à la flambée épidémique actuelle, et qui avaient des raisons populistes, pour contrer les autorités, qui voulaient imposer les mesures qu'il fallait pour tenter d'enrayer le processus, et depuis la reprise à la hausse des chiffres de contaminations et de décès, on subit un flot, un Raz de marée, pour reprendre leurs propres termes, de messages terrifiants. Et pour être encore plus terrifiants, on n'hésite pas à tomber dans l'exagération, la fiction, et surtout, on commence à dire n'importe quoi et ce qu'on ne connait pas. C'est à se demander pour quelle raison, une enseignante en une spécialité médicale qui n'a rien à voir avec la gestion des malades du covid accapare de façon quotidienne les plateaux TV, et on ne comprend pas pourquoi elle parle de dilemmes et de cas de conscience dans les services de réanimation, alors qu'elle n'y exerce pas. Cette personne ne mesure pas la gravité de ce qu'elle dit, quand emportée par la volonté du buz, elle en arrive à « accuser » ses confrères qui, eux, sont dans la bataille jusqu'au cou, de choisir entre celui qui peut être traité, et celui à qui on refuse ce privilège ! Heureusement qu'il reste quelques gens sensés, comme le professeur Mohamed Douagi, égal à lui-même et respectueux de son statut, pour répondre à cette dame, et lui faire remarquer qu'on ne prend pas en charge, comme elle veut le prétendre, les enfants de 15 ans, dans les mêmes services de réanimation que les adultes. Et que de parler de nombreux cas d'enfants en détresse, était faux ! De grâce ! Et çà s'adresse aussi bien aux médias qu'aux intervenants...Soyons responsables ! Arrêtons cette désinformation qui en devient criminelle ! Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!