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Ukraine : Le président allemand a "fabriqué" Poutine, il le paye cher
Publié dans Tunisie Numérique le 13 - 04 - 2022

Ça devait être une virée mémorable en Ukraine, pour verser des larmes de circonstance sur les horreurs commises par l'armée de Vladimir Poutine, Kiev a dit "niet". Le président allemand, Frank-Walter Steinmeier, qui devait accompagner ses homologues polonais et des pays baltes, ne foulera pas le sol ukrainien. Steinmeier a été rattrapé par sa classification dans la catégorie des «Putin-Versteher» (ceux qui comprennent Poutine)…
Le président allemand entendait profiter de son voyage pour «envoyer un signal fort de solidarité européenne commune avec l'Ukraine» selon le journal français Le Monde. Raté. En parlant de solidarité, Berlin certes envoie des armes à l'Ukraine, mais il fait du service minimum. La coalition à la tête de l'Allemagne tangue justement à cause de cette affaire. Les alliés du chancelier Olaf Scholz, surtout les écologistes, lui reprochent sa tiédeur et le pressent d'envoyer des armes lourdes à l'Ukraine…
Il est vrai que tout ce qu'on voit en ce moment c'est un Sholtz terrorisé par l'inflation et qui fait des pieds et des mains pour empêcher que le robinet du gaz russe soit coupé par l'Union européenne. Le maître du Kremlin en profite bien, en engrangeant quelque 1 milliard d'euros par jour grâce à cette dépendance des Européens du gaz russe. Mais ce n'est pas le seul reproche que le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, fait à l'Allemagne, il y a le reste, il y a le lourd passé…
Le journal allemand Bild a été le premier à recueillir le commentaire d'un responsable ukrainien suite à la gifle administrée au président social-démocrate (SPD) : «Nous connaissons tous les relations étroites de Steinmeier avec la Russie ici... Il n'est pas le bienvenu à Kiev pour le moment. Nous verrons si cela change.» Rappelons que le président allemand fut le chef de la chancellerie fédérale sous Gerhard Schröder (1998-2005) mais il a surtout été deux fois le ministre des Affaires étrangères d'Angela Merkel (2005-2009 puis 2013-2017). Et à ce titre il est pour beaucoup dans les liens très étroits tissés par Berlin et Moscou…
Steinmeier est l'un des artisans du méga gazoduc Nord Stream 2, entre la Russie et l'Allemagne, un projet actuellement à l'arrêt, pour le plus grand malheur des Allemands, après avoir englouti 10 milliards d'euros. Le président allemand a fait amende honorable publiquement : «Mon adhésion à Nord Stream 2 était clairement une erreur. Nous nous accrochions à des ponts auxquels la Russie ne croyait plus et contre lesquels nos partenaires nous avaient mis en garde», rapporte le journal luxembourgeois Le Quotidien. Il avait argué qu'il pensait que «Vladimir Poutine n'accepterait pas la ruine économique, politique et morale de son pays pour sa folie impériale (…). Comme d'autres, je me suis trompé». Il faut croire que ses excuses ont laissé Zelensky de marbre…
Mais c'est surtout Angela Merkel que Kiev aimerait entendre sur sa bienveillance à l'égard de Poutine, chose qui l'avait amenée à refuser en 2008 l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN. L'ex-chancelière allemand fait l'objet d'une pression monstre pour s'expliquer sur ses rapports troubles avec le Kremlin, mais elle refuse de s'exprimer. Le président ukrainien l'avait invité dernièrement, avec l'ancien président français, Nicolas Sarkozy, à venir constater par eux-mêmes les dégâts provoqués par le "monstre" – Poutine – qu'ils ont fabriqué. Merkel se terre dans le silence. Pour combien de temps encore ?

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