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Ukraine : La dernière ruse de Poutine pour étrangler l'adversaire et tuer le rêve européen, Attention danger…
Publié dans Tunisie Numérique le 26 - 12 - 2023

C'est l'information du moment… ou plutôt la sinistre ruse de cette fin d'année : il se dit que le président russe Vladimir Poutine en aurait marre de sa guerre en Ukraine, qu'il voudrait négocier la paix pour épargner aux voisins, à ses soldats et au monde des souffrances inutiles. Le bruit a été lâché par le New York Times le week-end dernier. Pourtant le discours officiel chez le maître du Kremlin, jusqu'il y a quelques jours dans une conférence de presse, c'est "la dénazification" et "la démilitarisation" de l'Ukraine…
C'est la troisième fois que Poutine joue double
Cela ne reflète nullement l'état d'esprit de quelqu'un qui veut négocier. Pourtant d'après le journal américain Poutine manoeuvre parallèlement en coulisses et a même mandaté des intermédiaires pour aller convaincre de sa bonne foi à s'accorder avec le voisin autour d'un cessez-le-feu. Toujours selon la même source deux officiels russes et des diplomates étrangers ont confirmé l'information. Ce qui n'empêche pas Moscou de livrer une bataille féroce à Avdiïvka pour élargir ses capacités d'opération sur le terrain, comme le montre la dernière rencontre entre le président russe et son ministre de la Défense.
Le Kremlin ne corrobore pas officiellement les bruits lâchés par le New York Times, mais son porte-parole Dmitri Peskov redit à qui veut l'entendre que Poutine est disposé à négocier… si ça lui permet d'atteindre ses objectifs. Voilà, on y vient. Il faut que toute discussion se loge dans le cadre fixé par la Russie, la Paix aussi devra rentrer dans les cases déterminées par Poutine. C'est comme ça et pas autrement. C'est une drôle de conception de la négociation, me direz-vous…
Mais il y a surtout l'historique de tous les pseudos offres de dialogue faites par Moscou. Rappelons que c'est la troisième fois que le Kremlin fait mine de tendre la perche à Kiev, et à chaque fois le geste est dicté par les difficultés ou visées du moment. La première fois c'était au printemps 2022, peu après l'irruption des chars russes en Ukraine et avant que les horreurs perpétrées par l'armée russe à Boutcha ne soient exhibées devant le monde. La deuxième fois c'était il y a près d'un an, après plusieurs revers de la Russie sur le terrain.
Donc c'est la troisième fois que Moscou tend un appât au voisin qu'il martyrise depuis presque 2 ans. Alors pourquoi cette offre de paix factice alors que les cartes du moment semblent être favorables à la Russie ? On pourrait se dire à première vue que l'armée russe défend ses positions sur le terrain, que Poutine a profité des atermoiements des Occidentaux pour requinquer son industrie militaire et contourner le verrou des sanctions grâce à des Etats et intermédiaires peu scrupuleux, prêts à tout pourvu que ça rapporte. Etc.
Garder au moins les 4 régions annexées ou périr politiquement
Poutine n'est pas dupe, il sait que le flottement de l'Occident peut prendre fin à tout moment et que c'est maintenant qu'il faut dégainer la carotte de la négociation pour tenter de garder les morceaux ukrainiens qu'il a arrachés – 20% du territoire tout de même. Rappelons son objectif de départ : Mettre la main sur tout le pays, ses chars étaient même aux portes de la capitale. Les Ukrainiens, tout seuls, sans l'aide de l'Occident, lui ont infligé de lourdes pertes obligeant l'armée russe à détaler.
Poutine a donc revu ses ambitions à la baisse et se contenterait – pour le moment – des 4 régions qu'il a annexées plus ou moins entièrement. Cela suffirait à transformer un cuisant échec en une demi-victoire qu'il fera valoir dans sa campagne électorale, un scrutin factice joué d'avance sur fond de simulacre démocratique auquel personne ne croit, pas même lui. Mais pour Poutine l'enjeu est suffisamment important pour qu'il tente le coup de la négociation avec l'Ukraine afin de conserver ses gains territoriaux.
Sauf que le temps presse pour Moscou. La continuité entre son territoire et la Crimée n'est pas gravée sur le marbre, elle est disputée tous les jours, avec beaucoup de morts côté russe. Si Poutine tente de gagner la bataille psychologique en faisant croire aux Occidentaux que les carottes sont cuites pour l'Ukraine, qu'il ne sert plus à rien d'y injecter leurs milliards de dollars c'est pour geler le conflit…
Biden sait qu'il ne peut pas laisser la Russie digérer l'Ukraine, les Européens aussi
Mais il a trois problèmes : Les Ukrainiens dans leur écrasante majorité ne renonceront pas au combat pour recouvrer la totalité de leur territoire. Ensuite le cheval de Troie de Poutine au sein de l'Union européenne (UE), le Premier ministre hongrois Viktor Orban, ne bloquera pas indéfiniment le paquet de 50 milliards d'euros dévolu à l'Ukraine. Enfin il est très probable que le président américain Joe Biden trouve dès janvier 2024 un accord avec les républicains pour qu'ils lâchent l'aide de 61 milliards de dollars promise à Kiev.
Moscou a fait sa pseudo offre de paix après une séquence terrible de destruction de 5 de ses avions de combat dernier cri. On peut aussi parler des exploits de la défense aérienne ukrainienne qui empêchent la Russie de paralyser les infrastructures sensibles durant l'hiver. Donc finalement à part quelques mètres grignotés par-ci par-là la Russie n'a pas avancé de manière significative sur le terrain. Pour Poutine il est urgent d'abréger la guerre avant que débarquent les F-16 américains et d'autres systèmes anti-missiles.
Mais de l'autre côté Biden sait que la Russie ne s'arrêtera pas aux régions annexées, ne s'arrêtera pas à l'Ukraine. Donc Américains et Européens savent ce qui leur reste à faire pour sécuriser leurs propres intérêts : Aider massivement et rapidement Kiev pour obliger l'armée russe à retourner derrière ses frontières et à y rester définitivement…

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