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Syrie : L'Occident préférera la "Peste" au "Choléra" qui le terrifie encore plus…
Publié dans Tunisie Numérique le 03 - 12 - 2024

Tombera, tombera pas ? Depuis mars 2020, date à laquelle la Russie est officiellement passée de bourreau des rebelles syriens à faiseuse de paix (garante des accords de cessez-le-feu), on ne se posait plus la question de la chute du président Bachar al-Assad. En 2015 la "Grande Russie" de Vladimir Poutine lui avait sauvé la mise en lui envoyant ses soldats et surtout son aviation, Damas a mangé son pain blanc. Moscou, englué dans sa guerre en Ukraine, n'a plus les moyens de perpétrer les mêmes crimes de masse, des centaines de milliers de morts juste pour permettre au régime syrien de maintenir sa main de fer sur la population. C'est cela qui a changé fondamentalement : La faiblesse notoire d'un pouvoir qui n'a fait que se servir toutes ces années, servir la famille al-Assad et le clan autour.
Les centaines de milliers de morts reviennent comme un boomerang, avec al-Qaïda et Daech
Aux centaines de milliers de familles endeuillées par le régime se sont ajoutés tous ces citoyens déshérités pour qui le gouvernement syrien, ou ce qui en reste, n'a pas eu le moindre regard depuis toutes ces années, depuis que les canons du "Printemps arabe" se sont tus. Cela fait beaucoup, beaucoup de malheurs. C'est ce qui explique que la deuxième ville du pays Alep, soit tombée aussi facilement. Cette même ville que les bombes de Poutine avaient rasée, comme il l'a fait avec Grozny (Tchétchénie), comme il le fait avec l'Ukraine. Personne ou presque à Alep n'a combattu les rebelles, bien au contraire ils ont été accueillis avec indifférence et parfois même avec joie. Ça en dit suffisamment sur l'échec cuisant de Bachar al-Assad et ses soutiens, la Russie et l'Iran, sur les promesses et engagements qui n'ont pas été tenus.
Maintenant le régime est aux abois et ferraille contre une nébuleuse de groupes rebelles et islamistes qui se sont coalisés. Ces combattants n'ont pas grand-chose en commun, mais leur détestation pour leur ennemi commun est suffisamment forte pour qu'ils taisent leurs profondes divergences. On verra après quand ils auront atteint leurs objectifs. La Syrie peut craindre le pire après pour son unité, pour les droits élémentaires des citoyens mais pour le moment l'essentiel est ailleurs. Le principal adversaire du pouvoir; le HTS, "Hayat Tahrir al-Sham" – traduisez l'Organisation de libération du Levant – a d'autres urgences. C'est la nouvelle appellation du Front al-Nosra, la branche syrienne d'al-Qaïda.
Le HTS dit à qui veut l'entendre qu'il a divorcé avec l'idéologie terroriste en 2016, mais personne n'est dupe, terroriste un jour terroriste toujours. On ne se départit pas de cette pensée funeste comme on enlève sa chemise, on meurt avec et surtout on tue avec. Les mêmes ingrédients qui ont fait que l'Occident s'était abstenu d'intervenir pour épauler les rebelles "épris de démocratie" et pour faire tomber al-Assad en 2011 reviennent comme un boomerang. Ces combattants d'al-Qaïda et Daech recyclés ne sont pas la meilleure chose qui pouvait arriver à la Syrie, ce vent de la terreur souffle aussi dans le voisinage, jusque chez les Occidentaux.
Obama et Hollande avaient reculé, leurs successeurs reculeront aussi
Le 30 août 2013 quand l'ancien président français François Hollande appela au téléphone son homologue américain Barack Obama pour lui rappeler son engagement ferme (taper contre le régime syrien s'il balançait sur sa population des armes chimiques) la Maison Blanche se dégonfla au motif que le Congrès n'autoriserait pas une action militaire. Mais en réalité Obama recula parce qu'il redoutait que le régime syrien se disloque et que le pays tombe entre de mauvaises mains, comprenez les islamistes. C'est à peu près les mêmes raisons qui font lambiner et louvoyer les USA devant un appui militaire massif et rapide de l'Ukraine pour achever la Russie. Mais là en l'occurrence cette fois la crainte de l'après-Assad est justifiée. Rappelons-nous ce qu'Al Qaida a perpétré dans le monde, ce que Daech a commis à Raqqa (Syrie), à Mossoul (Irak).
L'autre grand acteur de ce conflit est la Turquie, juge et partie à la fois. Mais le président Recep Tayyip Erdoğan n'est pas à une incohérence près, à un revirement et à un reniement près. Ankara au même titre que Moscou est un parrain du cessez-le-feu paraphé en Syrie en 2020, un document désormais mort et enterré. Sauf que le même Erdogan "parrain de la paix" n'hésite pas à traverser la frontière pour aller massacrer ses ennemis, ses bêtes noires, ceux qu'ils voudraient rayer de la surface de la terre : les Kurdes. Et qui protège ces derniers ? Le régime d'al-Assad et les Américains. Donc quand la Turquie accuse les Etats-Unis de soutenir la rébellion syrienne il ne faut pas le croire une seconde, Ankara au fond rêve que toutes les protections autour des Kurdes s'abattent pour qu'il puisse les exterminer jusqu'au dernier.
Si les rebelles syriens ont un Etat qui les arme et les finance c'est bien la Turquie, elle qui caresse l'espoir que la nébuleuse islamiste syrienne lui renvoie la balle en lui livrant tous les militants kurdes planqués dans le pays. Mais çà le "faiseur de paix" Erdogan ne le dira jamais, comme les monarchies du Golfe elles aussi n'avoueront jamais qu'elle nourrissent secrètement l'espoir qu'al-Assad ne survive pas à ce deuxième assaut. Pour les Wahhabites cette affaire est avant tout un combat à mort confessionnel, et il passe avant toute autre considération. L'Arabie saoudite rêve de faire mordre la poussière à l'Iran sur tous les théâtres de guerre et la Syrie est l'un des premiers.
Les Wahhabites et leurs couteaux planqués dans le dos
On a vu l'un des Etats satellites de Riyad, les Emirats arabes unis, pactiser avec la Syrie dès novembre 2021. On a même vu le tout-puissant Prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salmane, celui qui décide de tout dans cette partie du monde, faire revenir al-Assad dans la grande famille arabe. Mais ne nous y trompons pas, il faut y voir du pur pragmatisme, au nom des intérêts suprêmes il faut bien composer avec celui qui s'est imposé, ce ne sera jamais une adhésion forte, sincère à ce qu'est la Syrie de Bachar al-Assad. Les Chiites et les Sunnites se tolèrent, s'allient si les circonstances le dictent mais la confiance ne sera jamais de mise.
Cela a toujours été la faiblesse congénitale des Alaouites qui règnent sans partage en Syrie depuis 53 ans : ils sont minoritaires dans un océan sunnite. Le même problème se pose au Bahreïn, mais là-bas le pouvoir est fort, pas le régime syrien, et encore moins depuis que ses parrains se sont considérablement affaiblis…
«Nos soldats et officiers ont apporté une contribution décisive à la défaite des terroristes. Le terrorisme international a reçu un coup fatal. Le ministre de la Défense Sergueï Choïgou a souligné que l'opération avait montré la capacité des forces armées à défendre les intérêts nationaux, renforcé l'autorité et l'influence de la Russie et que l'armée avait acquis une expérience de combat inestimable (…). Notre pays a écrit avec détermination un nouveau chapitre de l'Histoire mondiale, empêchant qu'un Etat entier ne soit rayé de la surface de la Terre et couvrant aujourd'hui la Syrie d'un puissant bouclier. Une escadrille de chasseurs Suskhoï-35 super maniables est en service de combat constant. Les menaces venant du sol sont régulièrement repérées par nos pilotes dans les airs», clamait le 30 septembre 2020 la présentatrice d'un journal sur la première chaîne de télévision d'Etat russe. Moscou ne s'en vante plus.

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